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Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 19.1897

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https://doi.org/10.11588/diglit.12159#0038

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RELATION SOMMAIRE D'UNE EXCURSION

RELATION SOMMAIRE D'UNE EXCURSION DE QUINZE JOURS AU NORD D'ALEP

DANS LA SYRIE SEPTENTRIONALE, EN SEPTEMBRE 1894

par

M. Barthélémy

Gérant du consulat de France à Alep1.

Cette excursion a été conduite trop rapidement pour pouvoir donner des
résultats positifs; mais nul cloute qu'elle en eût produit de satisfaisants, si j'avais pu
y consacrer trois ou quatre fois plus de temps. Après cet aveu de mon insuccès, dans
une région assez ingrate d'ailleurs, je m'empresse de déclarer que, dès que la saison
et l'état de ma santé me le permettront, je reprendrai l'exploration des principales
localités visitées qui sont : Tell lerfâd, 'Azâz, Killis, les ruines immenses de Qoûros
et le mausolée de Heuru Peyghambar, cAntâb, et dont trois au moins me paraissent
pouvoir être rattachées à une haute antiquité.

Tell lerfâd J&")\JI

Ce nom qui, dans la langue actuelle des indigènes, signifie la a colline des héré-
tiques », est celui de l'ancienne localité de Arfâcl, mentionnée sans détails parle
géographe arabe Yâqoùt dans son dictionnaire le Mo'djam alboldân. On a cru pouvoir
l'identifier avec l'Arpad des inscriptions assyriennes et de la Bible. Le tell qui domine
le village, et dont les dimensions énormes paraissaient aux yeux de plusieurs explora-
teurs pleines de promesses qu'elles n'ont pas encore tenues, est certainement artificiel.
La plate-forme du sommet a dû servir de poste d'observation aux troupes des conqué-
rants grecs, romains ou asiatiques, mais ses flancs n'ont été ouverts que du côté du
village. Des pierres en ont été extraites, brutes ou taillées, mais nulle qui portât une
inscription, c'est du moins ce que m'a appris un paysan, habitant Tell lerfâd. J'ai
regretté cle n'avoir pu relever, faute d'instruments, les dimensions de la colline et faire
un levé, du sommet, de tous les villages environnants.

A une demi-heure cle Tell lerfâd sont les ruines cle cfc-sjX* Mâr daghîn, de peu d'im-
portance, mais où se remarque une croix grecque inscrite dans un cercle sur une belle
pierre en basalte noir. Ces ruines étaient probablement celles d'un couvent placé sous
le nom de ce saint.

A droite, un village qui porte le nom très commun de Djàbrîn, « hommes ». Un
grand nombre de villages dans cette région portent des noms syriens ou araméens.
En continuant sur cAzâz, on passe par le village de "Andaqâ Ulb <jfc, dont le nom

est évidemment araméen. Remarquer la prononciation "an de 0^ ' de même dans
<—>t qu'on prononce 'Antâb ville au nord d'Alep;!^ « source de montagne »,

1. M. Clermont-Ganneau a bien voulu revoir la relation de M. Barthélémy et y ajouter quelques notes,
que l'on trouvera, sous les initiales C. C.-G., au bas des pages. — G. M.
 
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