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Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 38.1916

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https://doi.org/10.11588/diglit.12741#0192
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180 A PROPOS D'UN PASSAGE DE LA STÈLE N° 8438 DU MUSÉE DE BERLIN

A PROPOS D'UN PASSAGE DE LA STÈLE N° 8438 DU MUSÉE DE BERLIN

A

La stèle n° 8438 du Musée de Berlin, qui provient de la collection Posno, commé-
more une fondation pieuse faite dans la ville de Pharbsetus, Tan 51 de Psammé-

par

É. Chassinat

tique Ier, par un personnage nommé Paderpsou, £^<~=> fils de Padousam-

taoui, ^ n ^1 • L.a Pnrase relative à cette libéralité a été différemment comprise
par les savants qui se sont occupés du petit monument qui nous en a conservé le
souvenir.

Paderpsou s y exprime ainsi : (, v\ ; [fj^"^ af 3 Lh "^H rJr sk.

j^o<=>^ |__[. ce que Revillout a interprété par : « J'ai construit le lieu de con-

» struction moi-même de la maison d'Hormerti, Osiris dans Ro Mehit »2. Pour Piehl,
le passage (I \\ ! ^—^ vfà i M n—^ w « est trop vague dans un document comme

1 —ZI 3_h J /VWWi r 1 AAAAAA 3_Es J —H-\ ifLL

» le présent, où l'on peut s'attendre à rencontrer des données locales plus précises »3.
En conséquence, il croit « devoir insérer le signe □ entre ( et au milieu de la
» phrase, par quoi on obtient un bon sens grammatical ». Il traduit : « J'ai construit
» cet édifice, que j'ai érigé, moi-même, pour le temple d'Hormerti (surnommé) Osiris
» de Romehit »*. M. Sottas adopte la version suivante : « J'ai construit une maison en
» construction de moi-même, pour la demeure d'Hor-merti »5.

L'opinion de Revillout est qu'il s'agit d'un « oratoire particulier construit dans un
» lieu de dévotion qu'avait illustré sans doute quelque fait mythologique de la légende
» d'Horus, peut-être quelque combat contre le Typhon Set »\ M. Sottas y voit plus
simplement « un bâtiment annexe du sanctuaire d'Hor-merti »7. Rien, absolument,
n'indique que le L —1 édifié par Paderpsou ait été affecté directement au culte,
ou qu'il ait eu le caractère commémoratif que lui prête Revillout. Un fait seul
est certain, qui ressort du texte même, c'est que l'immeuble était situé hors de l'en-
ceinte du temple d'Harmariti. Il tenait, au sud, à la maison ^ ^~~1 ^ d'Ata; au nord, à
l'enclos ^ (j ra czzd^ de Bast appartenant à l'homme du temple d'Harmariti ^

^ ^ j^j ° ^, nommé Hor; à l'ouest, à la maison ^ L~~' ^ du choa-

1. Le texte de cette stèle a été publié par Brugsch, Thésaurus, t. IV, p. 797, réédité par Revillout,
Reçue égyptologique, t. II, p. 32 et seq., et dans les Mélanges sur la métrologie, l'économie politique et l'his-
toire de l'ancienne Egypte, p. 411, puis par Piehl, Saîtica, dans la Zeitschrift, t. XXXI (1893), p. 84 et seq.
Voir aussi Ausfùhrliches Verzeichniss, p. 254, et Sottas, La préservation de la propriété funéraire dans
l'ancienne Egypte, p. 155, note 1.

2. Reo. égyptol., t. II, p. 33; Mélanges, p. 411.

3. Zeitschrift, t. XXXI, p. 85.

4. Loc. cit., p. 84.

5. La préservation de la propriété funéraire, p. 155, note 1.

6. Reo. égyptol., t. II, p. 37.

7. Op. cit., p. 154.
 
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