Société Française d'Egyptologie [Editor]
Revue de l'Egypte ancienne — 1.1925-1927

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L’UNITÉ DE VALEUR £ SHAT
ET LE PAPYRUS DE BOULAQ N° 11.

PRÉCJSIONS ET RECTIFICATIONS,

PAR

M. RAYMOND WEILL.

Je dois signaler que dans ce mémoire, passant en revue les travaux qui avaient
éclairé, progressivement, la nature de l’unité de valeur shat, je n’ai pas complète-
ment reudu justice à H. Sottas, cjui a donné attention à l’objet tei qu’on le rencontre
dans l’acte de vente connu de Gizeh, sous la IV e dynastie. Sethe, étudiant cet acte en
1911, avait compris que l’acquéreur s’était effectivement acquitté en shat, rc gâteaux r>
ou a[boisseaux de] gâteaux-n ; et j’ai écrit (p. 5o] que Sotlas, en 19 1 3 , l’avait suivi dans
cette interprétation. Mais Sottas, très différemment, avait vu que la shat n’intervenait
dans ie décompte que comme étalon servant à l’évaluation des objets à échanger;
c’était le résultat mème qu’avait Louché Gardiner, dès 1906, analysant les décomptes
de Kahoun.

II est à remarquer, toutefois, que Sottas n’a point rejeté la traduction élémenlaire
rrgâteau n que Sethe avait proposée pour le vocable. Chassinat en 1928, nous l’avons
vii, s’est arrêté à l’interprétation crbassinn. On peut juger ces explications plus ou
moins vraisemblables ; il ne subsiste pas moins qu’à l’origine du terme, quand pour
îa première fois on a affecté un mot à la désignation de l’unité de valeur, il a faliu
que cette unité fût défmie, en grandeur, par l’équivalence avec une certaine quantité
d une certaine substance matérielle : je n’ai pas échappé, moi-même, à la nécessité
de cette considération, et j’ai relevé, pour y aider (p. 84-86), que d’après le prix
de l’or chiffré en shat, la shat semblait avoir été la moitié de la valeur de l’rranneau'n
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