Société Française d'Egyptologie [Editor]
Revue de l'Egypte ancienne — 1.1925-1927

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LA PLANTE MAGIQUE DE NOFERATUM,

PAR

M. ÉDOUARD NAVILLE.

Pendant que je faisais cles fouilles à Bubaste en 1886 et 1887, je visitai à pln-
sieurs reprisesla localité de Horbeit, près de la station d’Abu Kebir. Je trouvai là des
restes importants de ia XXX e dynastied) et plusieurs blocs de calcaire qui ont été
Iransportés à Boulaq d’abord, puis au Musée du Gaire.

L’un de ces biocs est rectangulaire, portant des inscriptions sur les deux faces.
ii me semble être le côté d’un sarcophage ou peut-être un morceau de la paroi d’un
tombeau. J’en ai une copie faite sur place, une photographie et un estampage; j’ai
donc tous les moyens d’en donner ie texte exact. J’en ai pubiié ies deux faces, d’après
la photographie, dans le tome X cies Annales clu Service, sous le nom de rtla plante de
Horbeitn; puis j’y suis revenu l’année suivante dans ie tome XI, après cjue j’eus
reconnu que ce texte se trouve ailleurs, en particulier à cleux reprises dans la salle
de Deir el-Bahari que j’ai appelée saile d’offrandes Nord-Ouest( 2), puis dans clivers
tombeaux, tels que celui de i\ de la XVIII e clynastie, clont je dois la copie à
l’obligeance de M. Goiénischeff, et dans celui d’Aba, de la XXVI e. Le seconcl articie
m’a permis de corriger quelques erreurs du premier.

Dans le voiume 67 de la Zeitschrift, M. Hermann Kees reprend ce texte sous le
titre de : Ein alter Gôtterhymnus als Degleittext sur Opfertafel; et s’appuyant sur les
six textes que nous avons conservés en tout ou en partie, dont un de Lischt, que je
ne connaissais pas, ii en clonne la traduction complète. M. Kees ne prétend pas pré-
senter autre chose qu’un essai de traduction et d’expiication cie ce texte diffîcile, et
il a le mérite de s’être attaqué le premier à l’ensemble de ce moreeau, à la complète
intelligence duquel nous ne sommes pas encore parvenus.

Sij’y reviens, c’est que M. Kees signale ce qu’il appelle des erreurs cle 111a part :
une fois, parexemple, je me suis laissé égarer par l’orthographe archaïsante, cjui me
fait placer ce texte à une époque trop ancienne; une autre fois, quand j’explique ie

(1) Goshen, p. h. — (‘ 2) The Temple of Deir el-Bahari, IV, pî. 110, 112; p. 9.
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