Revue égyptologique — 5.1887/​88

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Le poème de Pentaotjr.

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«13. Dieu est le père des dieux, le père primordial de toutes les divinités; il fait ré-
» sonner sa voix et les divinités deviennent. Les dieux sont devenus par l'ordre de sa bouche. Il
» forme les hommes et les dieux. Il est le grand maître, le formateur , primordial des hommes
» et des dieux, sortis de ses mains. Il a formé les hommes et les dieux sur le tour à potier.

« 14. Le ciel repose sur sa tête et la terre porte ses jambes. Le ciel cache son esprit,
»la terre sa forme et l'enfer son mystère. Son corps, c'est l'air; le ciel repose sur sa tête et
»le nouveau flux contient sa forme.

« 15. Dieu est miséricordieux pour qui l'honore, il exauce celui qui l'implore, il protège
»le faible contre le puissant. Il exauce la prière de qui est frappé dans ses affections, il
«protège l'humble contre l'orgueilleux, il est juge entre le puissant et le misérable. Dieu
«reconnaît qui le reconnaît, il récompense qui le sert et protège qui le suit.

«On voit par là que les Égyptiens reconnaissaient l'unité d'un Être moral et éternel
» qui était dès le commencement, qui a amené, à l'existence la création finale par sa volonté
»et sa parole et qui, cette création accomplie, s'est transporté dans le monde pour en être
» l'âme, pour pénétrer les membres du corps cosmique. La puissance créatrice et régente de
» cette âme du monde s'est résolue en une série d'émanations de haut et bas degré qui sont
»les dieux et forment le tissu de la mythologie.»

(Sera continué.)

LE POÈME DE PENTAOUK

PAR

le Vicomte J. de Rougé.

(Suite.)

@ Q

?22 /

liân fat en lion-f à%-ek târ1 àtef-à amen ùs jpa-'1

Voici que dit S. M. : qui (es-)tu donc, mon père Ammon? Quel

1 ày-tàr. Pronom interrogatif. Cf. ^uj, quis? ;\3o, curf Le pluriel du pap3rrus paraît être une faute.

2 «Le démonstratif et même l'article ^J^"^. deviennent exclamatifs ou interrogatifs, soit à
la suite d'une exclamation comme às, soit avec l'addition de <_>t)j"^l tàr> cc cll" cst 'e cas '° PUls
fréquent » (E. de Eougé, Abr. gramm., n° 231). Ici les trois textes donnent trois formes différentes. P. S. :
às-ptàr-àtef-f; Louqsor : às-pu en àtef; et Karnak : às pa-en-àtef. Le papyrus se montre toujours moins cor-
rect : dans àtef-f, le dernier est probablement fautif : il donne du moins un sens tout opposé à celui
des monuments; avec cette orthographe il faudrait traduire : mon ergo patrem suum renuit filius? — Le

terme ^ | yem-her paraît un composé analogue à 11 ^ ^ sey-her, détourner la tête, rester sourd à

une parole, et à divers autres verbes suivis de <§>> 1 . (V. Zeitsch. fiir Egypt. etc., janv. 1868, 3.) Ce verbe
n'ayant dans aucune des trois versions le signe du passif doit être considéré comme actif, étant son

régime direct.
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