Revue égyptologique — 5.1887/​88

Seite: 85
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Rapport sur une mission, etc.

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Permettez-moi en terminant, mon cher maître, de vous exprimer tous mes sentiments
de profonde reconnaissance et de gratitude sincère. Non seulement vous n'avez cessé de
témoigner à mon égard d'une sollicitude toute paternelle, non seulement vous n'avez cessé de
me prodiguer vos conseils éclairés et de diriger mes premiers pas dans l'étude du démotique
que vous possédez d'une façon si incomparable, mais vous m'avez fait l'honneur de me
désigner, moi, votre humble élève, à monsieur le Directeur des Musées, pour l'accomplissement
de cette mission.

J'ai été largement secondé dans ma tâche, j'ai rencontré partout sur mon chemin une
grande bienveillance; mais si tous les obstacles se trouvaient aplanis devant moi, je le dois
certainement, en premier lieu, à monsieur le Vicomte de Beatjcaire, gérant l'agence diplo-
matique de France en l'absence de monsieur le Comte d'Aunay, et à monsieur Laporte consul.

Qu'ils me permettent de leur exprimer ici tous mes remercîments. Je ne veux pas
oublier non plus S. E. Ahmed Pacha Nachad, l'intelligent sous-secrétaire d'Etat au Ministère
de l'Intérieur; ni le cher ami Gaillardot dont l'amabilité a été souvent mise à l'épreuve
par moi.

Pour messieurs les agents consulaires de France dans la Haute-Egypte, pour monsieur
le consul de France à Keneh qui m'a reçu d'une façon princière, pour tous je garde une
vive et sincère reconnaissance.

Agréez, cher maître, l'expression du plus profond respect de votre élève

A. Cattaui.

Élève à l'École du Louvre.

Paris, le 27 avril 1887.

ÉTUDE SUE LES NOMS PEOPEES CHEZ LES ÉGYPTIENS.1

Mon cher Maître,

«Je te connais, je connais ton nom,» dit l'âme aux dieux dans la grande salle de juge-
ment. Connaître le nom d'une divinité, c'était être en rapport intime avec elle; s'appeler par
exemple ("^5^ ] bok-en-ren-f «serviteur de son nom,»2 c'était s'identifier avec elle,
s'assurer de sa protection; car le nom d'une personne était considéré comme étant ce que
devait être la personne elle-même, d'où l'importance qui s'attachait aux noms propres.

Chez les Égyptiens ces noms me paraissent former trois groupes :

I. Les noms propres tels que JJ JJ (j bebà (61),3 □ □ (j pepâ, etc., etc. n'ont, du moins
pour nous, aucun sens, et servirent seulement à désigner la personne. Ces noms appartenaient
surtout aux anciennes époques.

IL Des noms propres qualificatifs, et c'est ici que les Egyptiens ont donné la plus
grande liberté à leur imagination. Sans rechercher les noms bizarres, citons seulement comme

1 Ce travail n'est qu'un extrait avec quelques exemples, d'un travail plus développé « Sur les noms
propres». J'ai eu l'honneur de communiquer ces conclusions à la Société Asiatique dans sa séance du
11 mars 1887.

2 lîozytopi;.

3 Les numéros entre parenthèses indiquent des renvois au Dictionnaire de noms hiéroglyphiques de

M. LlEULEIN.
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