Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1920

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plan général et un plan particulier des édifices, des vues, des
détails d’Éphèse, avec Strabon à la main.

Je me dirigeai vers Magnésie, mais, comme je n’avais
aucune notion très exacte, je m’arrêtai dans les ruines bien
connues d’une ville antique. Je mesurai le plan général et tous
les détails d’un très beau temple, de deux théâtres, d’un stade
et de deux autres édifices très intéressants. Je crus d’abord,
par la description de Strabon, que c’était (sic) et je poursuivis
mon chemin pour trouver Magnésie, sans me douter que je
venais d’en dessiner les ruines. Cependant, arrivé dans la
plaine que parcourt le Méandre, je ne doutai plus que ce fût
effectivement Magnésie et je me proposai d’y revenir au retour.
Je me dirigeai vers Priène, ville bien conservée, dont je mesu-
rai les plans et surtout les détails. Je visitai Iassus, ville pla-
cée sur les montagnes qui bordent la plaine du fleuve. Je
m’arrêtai à Héraclée, sur le bord du lac. Cette ville est singu-
lièrement placée sur les rochers du mont Titanus (?); j’en
pris tous les détails, les plans, des vues, et M. Dedreux, qui
était alors avec moi, se chargeait de faire des vues générales
du pays et de la ville. En continuant ma route, je vis Milet et
le temple d’Apollon Didyméen, enfin Halicarnasse, Cnide,
Alabanda, Milassa, dont je fis des plans et dessinai tous les
détails. J’avais le projet d’aller jusqu’au lac de Gisce (Gygaeus),
mais j’aurais été arrêté par le manque d’argent. Je revins par
Tralles et, retournant à Magnésie, je reconnus sur une ins-
cription d’un piédestal le nom de cette ville, dans laquelle je
restai encore quelques jours. Enfin, je pris non seulement
tous les temples célèbres dont Vitruve parle, me proposant
de les publier dans une nouvelle traduction de ce maître...

Note sur Huyot.

(Communication de M. Hector Lefuel.)

Il m’est permis d’apporter quelques compléments à
l’étude si documentée de notre confrère M. Vauthier.

En effet, mon grand-père, l’architecte du Louvre et des
Tuileries, Hector Lefuel, après avoir commencé ses études
sous la direction de son père l’architecte Henri Lefuel,
les continua jusqu’en 183g (date de son prix de Rome) à
l’atelier de J.-N. Huyot.
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