Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 3.1890

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LA

GRAVURE EN COULEURS

(cinquième et dernier article1.)

n art charmant et bien français, glorieusement
employé par Janinet et De Bucourt s’éteignait
au début de ce siècle, avec les portraits d’Alix.
N’abordons pas cependant la période moderne et
ses productions avec cette idée que la gravure en
couleurs est morte : elle existé autrement, voilà
tout. Il faut faire abstraction ici de ses préfé-
rences de collectionneur, ne pas se laisser aller
à la désespérance, au regret superflu du passé. L’art n’a
pas qu’une formule d’après laquelle tout doit se traduire; il
n’est pas forcé de s’immobiliser comme les icônes russes dans
un type immuable. Sa destinée est de rajeunir par une évo-
lution constante et d’accepter avec des idées nouvelles, des
procédés imprévus, des modes différents de sentir et de
rendre. Aux artistes modernes à faire leur profit de ces inventions
et à savoir les appliquer.

Trois grands faits dominent la gravure en couleurs au xix° siècle :
L'Invention de la Lithographie, d’où découle la Chromolithographie.
La Renaissance de la gravure sur bois et par extension l’immense
développement de la gravure en relief, d’où la Chromotypographie.

h'Invention de la Photographie, d’où la Photogravure qui a engendré
la gravure photographique en couleurs, ou Photochromie.

Ajoutons accessoirement les tentatives d'Eau-forte en couleurs par I.

I. Voy. Gazette des Beaux-Arts, 3e période, t. I, p. 322.
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