Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 19.1879

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LES ARTS A LA COUR DES MALATESTA

;au quinzième siècle 1

(1400-1468.)

(DEUXIÈME ARTICLE2.)

LE TEMPLE DES MALATESTA.

ne inscription en langue grecque,
gravée sur un clés piliers d’angle de
la façade de San-Francesco de Rimini,
indique les circonstances dans les-
quelles fut élevé ce monument :

« Sigismond Pandolphe Malatesta,
fils de Pandolphe, ayant été préservé
de nombreux et graves périls pendant
les guerres d'Italie où il avait opéré
avéc autant d’énergie que de bon-
heur, fit le vœu, en face de ces con-
flits, d’élever un temple à Dieu immortel, dans la cité de Rimini. Il
l’édifia avec une généreuse magnificence, et laissa ici-bas une mémoire
très célèbre et très sainte. »

Par le caractère personnel que Sigismond imprima à l'édifice, par
celui que les artistes ses collaborateurs donnèrent à l’ornementation, et
par la réunion à San-Francesco des tombes des Malatesta et des pen-
sionnaires de la cour de Rimini, l’église, qui sert aujourd’hui de cathé-
drale à la ville, mérita d’être désignée dans l’histoire sous le nom de
« Temple des Malatesta ».

1. Voir Gazette des Beaux-arts, 2e période, t. XIX, p. 19.

2. Une erreur s’est glissée dans la rédaction de la note de la page 30 du premier
article; il faut y lire que le seul des manuscrits de Leonard qui ait été rapporté par
Canova à l’Ambrosienne est le Codice Atlantico. Les treize autres sont restés à la
Bibliothèque de l’Institut, à Paris.
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