Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 1.1920

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LA SENSIBILITÉ PICTURALE CHEZ SAINTE-BEUVE1

(A L’OCCASION DU CINQUANTENAIRE DE SA MORT)

MEDAILLON DE SAIN TE-BEU VE
PAR DAVID D ’a N G ER S
(Musée du Louvre.)

Sainte-Beuve a été le témoin le plus
perspicace des tendances de lart roman-
tique, surtout en ce qui concernait le
paysage. Les écrits de sa jeunesse, princi-
palementJoseph Delorme e t Volupté, en of-
frent des preuves significatives. Pourcon-
naîlre sur cette question les vues diverses
des ateliers aux environs de la révolution
de i83o, c’est un excellent moyen que de
feuilleter ces deux ouvrages. Non seule-
ment elles s’y trouvent exposées, mais des
exemples à l’appui y sont fournis çà et là
par quelque essai de transposition, soit en
vers ou en prose, qui nous fait apprécier
dans le futur critique des Lundis un devan-
cier de Théophile Gautier. Ajuste titre il pourra soutenir qu entre lui ctle poète
des Emaux el camées il y avait, à cet égard, comme « des rapports d’oncle à
neveu2 ».

Un bon nombre des citations formant comme T « illustration » de cette
élude sont donc empruntées aux poésies de Joseph Delorme et au roman de

i. Dans des pages sur Sainte-Beuve critique d'art parues ici même en 1869 (t. II,
p. 458 et suiv.) peu après la disparition de l’auteur des Lundis, Philippe Burty exprimait
déjà un goût vil' pour ces témoignages de sens pictural et donnait à prévoir les surprises
dont serait payée la peine de les rechercher.

a. Portraits contemporains, t. Il : Pensées et-fragments.
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