Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 1.1920

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LES TRÉSORS D’ARGENTERIE SYRIENNE

ET

L’ÉCOLE ARTISTIQUE D’ANTIOCHE

uis longtemps déjà les historiens de l’art ont
entrevu le rôle important dévolu à la Syrie
dans le développement artistique de l’Europe
du Moyen âge. Aussi bien à Byzance qu’en
Occident, l’action d’Antioche paraît avoir été
décisive. Malheureusement, tant que des
fouilles systématiques n’auront pas été entre-
prises sur l'emplacement d’une ville qui fut
à son heure une des métropoles du monde,
il sera impossible de préciser le caractère de
cette influence. Du moins, à défaut du témoi-
gnage des monuments d’architecture et de sculpture, les trésors d’argenterie
et d orfèvrerie nous apportent des renseignements d'une grande importance
et le moment est peut-être venu de chercher ce qu’ils nous apprennent sur
l’art syrien.

I

On sait, en effet, que depuis vingt-cinq ans des découvertes célèbres de tré-
sors d orfèvrerie et d’argenterie ont été faites en Syrie, autour d’Antioche,
d Alep et dans les régions voisines, en Cilicie et dans l’île de Chypre.

En 1892 le Musée du Louvre faisait l’acquisition d’un magnifique vase
d argent découvert dans les ruines d’une église des environs de Homs (Emèse)

I — 5e PÉRIODE. 23
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