Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 1.1920

Page: 151
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UN SCULPTEUR MODERNE DE L’ATHLÉTISME:

R. TAIT MACKE1NZIE

« La perfection physique », a dit un
jour dans une conférence l’artiste qui fait
l’objet de cet article, « est aussi malaisée
à définir que la vérité, » Et il ajoutait
qu’on peut regarder comme l’idéal d’un
être quelconque « la forme la mieux
adaptée à sa fonction et à son milieu ».
Que cette définition s’applique incontes-
tablement aux êtres inanimés, c’est ce
que démontre un simple coup d’œil jeté
sur les ustensiles familiers, tels que la
faux, la rame ou même le bateau, où la
beauté des lignes résulte directement de la
convenance parfaite delà forme à l’usage.

L’idéal de beauté de chaque peuple
semble soumis à une loi semblable.
Quand une race lutte pour l’existence, elle place son idéal dans la force
plutôt que dans la grâce ; son héros, son type national, sera Hercule ou
Samson : à mesure que la lutte diminue d’intensité, l’idéal s’adoucit et ce
changement se reflète dans les arts.

De tous temps, les hommes, et notamment les artistes, ont eu recours à
des mesures dérivées de la forme humaine pour exprimer avec précision leur
idéal de perfection physique ; c’est ce que démontre l’universalité des étalons

LE SAUTEUR
STATUETTE
H . TAIT MACKENZIE
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