Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 30.1908

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STÈLE FUNÉRAIRE D'UN TAUREAU D'HERMONTHIS

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rouge cette inscription à la partie supérieure, en travers du tableau. Les signes et
ornements du haut sont mutilés; les deux autres lignes ne donnent guère que l'abré-
viation du nom de Jésus-Christ.

La pierre est en bon état, sauf une brèche au sommet et une autre à l'angle infé-
rieur de droite, qui a enlevé quelques signes des trois dernières lignes.

A première vue, le monument décèle la basse époque, le temps des derniers Ptolé-
mées ou des empereurs romains. La gravure laisse beaucoup à désirer, les hiéroglyphes
sont d'un très mauvais style, les oiseaux spécialement sont à peine reconnaissables, et
l'on verra quelles difficultés on éprouve à établir une lecture certaine. L'orthographe
incorrecte, l'emploi des caractères de basse époque, ne contribuent pas peu à com-
pliquer l'étude de ce document.

Au sommet, figurait le disque ailé, avec deux urseus retombants; il était en relief
dans le creux, ainsi qu'une série de treize étoiles qui surmonte le tableau. Ce dernier
représente un taureau à courtes cornes en demi-cercle, comme celles d'Apis, entre les-
quelles est fixée la coiffure ffî. L'animal est momifié et couché sur un socle peu élevé,
les pattes d'avant repliées sous le corps. Devant lui, est placé un bouquet de lotus, une
fleur épanouie liée avec des boutons.

Au-dessus du bouquet, un rectangle vertical renferme deux colonnes d'inscriptions :

! ^"îu^f?'^^* \ f JT^ ^JT^ (( Tu vis' ton âme1 existe' tu te rajeunis, tes

chairs se renouvellent. »

Derrière le taureau, deux autres colonnes d'hiéroglyphes occupent toute la hau-

On reconnaît dans | ^ une variante graphique de jj0^. qui se trouve dès la
XXe dynastie. Le groupe suivant est difficile à lire sur le monument; on croirait voir
suivi d'un signe vertical traversé par un autre, ^ ou JJ combiné avec <=>, ou
Je ne crois pas qu'on puisse hésiter, malgré l'inhabileté du graveur, à lire Osiris-
Bachis <^r>, parallèle à jj^^l^ Osiris-Apis des stèles du Sérapéum. A la suite, on

voit x-qui me semble devoir être x<~=» le très grand.

ne figure pas au Dictionnaire géographique de Brugsch ; il n'y a aucune



difficulté à appliquer ce nom à Hermonthis, temple ou nécropole, puisque Toum ou

Atoum porte fréquemment le titre de ,-, H «seigneur des An des deux terres»,

c'est-à-dire Héliopolis et Hermonthis.

A la seconde ligne, ^ û est embarrassant; le premier caractère peut être @, ^
9> etc. Je crois qu'il faut lire ^ et prendre l'autre signe pour j\ ou plutôt Q mal
formé : vo%q = ~j^%Q.

AAAA/V\

Cette légende se traduirait donc : « 0 Osiris-Bachis, le très grand, seigneur de
Hat-Atoum ! il t'amène ton âme; pas d'obstacle sur son chemin vers toi. »

Le texte principal commence par une date gravée devant le socle du taureau et
continue par sept lignes horizontales de la largeur de la stèle :

1. L'oiseau bi a une aigrette derrière la tête au lieu de l'avoir à la base du cou.
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