Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 31.1909

Page: 153
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KOPTISCHE MISCELLEN

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En se référant aux observations que j'ai faites plus haut, on verra aisément quels
sont les points douteux : je crois que presque partout le texte est certain. Si ingrat que
soit ce genre d'étude, il me paraît qu'il est utile de l'aborder dès à présent. En effet, les
œuvres des premiers âges classiques de la littérature égyptienne ne nous sont presque
jamais parvenues en éditions contemporaines de l'écrivain : les manuscrits que nous
en possédons se répartissent souvent sur beaucoup de siècles, et l'on a pu se demander
au début si les copies de l'âge ramesside, qui sont nombreuses, reproduisent la rédaction
originale de manière suffisamment exacte. J'ai déjà montré, en éditant les Mémoires
de Sinouhit, que, dans l'ensemble, les manuscrits du second âge thébain, tels que celui
de Gardiner, ne s'éloignent pas trop des manuscrits du premier : les changements qu'on
y remarque portent presque toujours sur des détails de grammaire, de vocabulaire ou
d'histoire devenus peu compréhensibles, et pour lesquels on remplace la leçon pre-
mière par une leçon plus conforme à la langue ou aux conditions politiques du moment.
Le texte Carnarvon du préambule de Phtahhotpou, tel que j'ai cru pouvoir le rétablir,
présente avec celui du Papyrus Prisse le même genre de différences et aussi légères
que celles que j'ai signalées entre la récension du Papyrus Gardiner et celle du Pa-
pyrus de Berlin n° 1. Il devait en être de même pour le reste de la littérature, et nous
pouvons estimer que ceux d'entre eux dont il ne nous reste que des copies ramessides,
comme Y Hymne au Nil ou les Enseignements d'Amenemhaît, nous sont arrivés sans
trop d'altérations importantes. Toutefois, il convient de distinguer soigneusement entre
les manuscrits sur papyrus à usage de l'école et les ostraca funéraires : si les premiers,
qui étaient destinés à être lus par les vivants, sont d'une correction relative, les autres
sont écrits avec une négligence qui en rend l'emploi des plus périlleux aux éditeurs
modernes.

Caire, le 23 avril 1909.

KOPTISCHE MISCELLEN1

VON

WlLHELM SPIEGELBERG

XXXIX. Zur Schreibung der Doppelkonsonanten im Koptischen.

XL. e vor selbststândigen Hulfszeitwôrtern.

XLI. Eine neue Form der 3. Person Pluralis des Pràsens I.

XLII. Die Prâposition uj^- : g*.-.

XLIV. c*.gpe «Hôhe».

1. Fortsetzuug von Recueil de Travaux, XXIX, S. 141 ff.

RECUEIL, XXXI. — NOUV. SÉH., XV.

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