Revue égyptologique — 1.1880

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Les affres de la mort chez les Égyptiens.

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LES AÏTKES DE LA MORT CHEZ LES ÉGYPTIENS.

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans un précédent travail que l'idée de la mort1 se
présentait toujours aux yeux des Égyptiens sous un aspect terrible.

Quoi de plus triste par exemple que le ton de cette stèle, chrétienne cependant, du
Britisb. Muséum :

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« Ô quelle séparation est celle-ci !

« Ô départ plus lointain que tous les autres !

« Ô dure navigation pour aller au rivage !

« Ô mort ! — mot amer dans la bouche de tous, — qui déchires, qui sépares les pères
» des fils et les fils des pères ! — Que quiconque sait pleurer sur ceux qui parmi eux sont
» morts vienne en ce lieu proférer une immense lamentation sur le malheur de ma jeunesse !

«Moi, Jean, diacre, j'ai quitté ma mère, veuve. — Je suis venu dans la ville de Kioc.
» — Je suis mort en ce lieu. — On m'a placé dans ce tombeau. — Souvenez-vous de moi,
» mes bien-aimés, afin que Dieu me pardonne. — Je me suis endormi aujourd'hui : Treize
» du mois de paophi, indiction treizième. »

Ou bien encore que cette autre inscription de la Bibliothèque Nationale:

u> eoriotjpe>xic îi^Tnev
peuTei ja.ja.oc iw-TW iijvt

i M. Pierret a exprimé la même idée dans son excellent Dictionnaire d'Archéologie égyptienne, p. 357 :
« Selon les termes mêmes d'une formule qui revient constamment dans les inscriptions funéraires, les Égyptiens
» aimaient la vie et détestaient la mort. »

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