Revue égyptologique — 1.1880

Page: 143
DOI issue: DOI article: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/revue_egyptologique1880/0161
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
Entretiens philosophiques d'un chacal et d'une chatte.

143

« Il prend le ciel dans ses deux mains. — La terre est dans son étreinte — Ne
» s'échapperont pas le ciel et la terre de ses mains !

«C'est Osiris, (as-ra)-, le grand des dieux! — C'est le dieu lune, le grand des men-
»suelles panégyries! — C'est un taureau dans le ciel dans un jour3 de néoménie!

« Il se débarrasse des divines puissances ! — Les serpents sont refoulés jusqu'à la zone4
» de l'occident, demeure du soleil couchant5.

« Il s'en va en barque. — Il tête sa mère dans la demeure du soleil levant. »

Examinons ce document.

(La suite au prochain numéro.)

ENTRETIENS PHILOSOPHIQUES

D'UN PETIT CHACAL KO UFI ET D'UNE CHATTE ÉTHIOPIENNE

SUR LES GRANDES QUESTIONS SOCIALES, LE BIEN ET LE MAL, LA PROVIDENCE,
LA DESTINÉE, LES ABUS DE LA FORCE ETC.

La place qui nous reste nous permet seulement de signaler ce document, d'une impor-
tance capitale, dont l'ensemble n'avait pas été compris jusqu'ici et dont nous donnerons la
traduction complète dans cette Bévue. C'est là le seul livre vraiment philosophique que nous

1 <EE>X signifie proprement, (comme topq,) constrictum tenere. Voir le Dict. de Brugsch, p. 203.

2 Nous avons ici un jeu de mot intraduisible. Q (I l O J'y pourrait signifier : lui voici Ra (le

soleil). Mais par cette transcription singulière on désigne ici j Osiris, le dieu auquel tout défunt était

assimilé. Notons cependant que l'idée solaire demeure, comme le prouve le parallélisme avec le passage
suivant sur le dieu lune.

3 aa&w '^Zoy. C'est la fête de l'entrée dans le ciel du défunt (comparé à un taureau, symbole de force
et santé dans tous les textes égyptiens).

4 Voir pour ce mot écrit plus pleinement "^^^XX^ zone, le Vocabulaire hiéroglyphique de M. Pierret,

1) 315 Le texte cité parle justement les dieux X\^> fî de la zone occidentale.

'■> Notre texte renferme un parallélisme évident, La Ie fois on trouve ff q 1—1 1 occident demeure
du soleil couchant. La 2° fois on a simplement 1—Mais le contexte montre quil s agit d'une nouvelle
renaissance, (suivie de l'allaitement céleste de Nout,) c'est-à-dire du soleil levant, Le Musée du Louvre
possède sous les nos C 66 a, b, et C 64, trois petits monuments appartenant à un même défunt, et dont le
texte a été publié par M. Piekhet, Études III, p. 9, qui font bien sentir le parallélisme mythologique entre
les deux ^ et l'amenti qui les sépare. Dans le 1er (C 67) ïïuishera fait adoration au soleil couchant:

* ~J1 r_=ï^ O M w ^\ ^ t^-=] ff n n „ ,_. Dans le second (C, 66 B), il s'adresse

à Osiris Xent Ament aux dieux des épreuves funéraires et aux autres dieux funéraires, habitant le milieu

d n

et dans le 3° (C 66), il adore le soleil levant symbole de résurrection : *Ij7i w _d°^_

HO û \\ A llû Û <W^/^ g 0 ^

/ Jim^'^"^v^ ^ i__iT«Jl^j t Le s°lcil en son plein' syml)ole de ia vie' n'aPPa*aît

= □_

pas dans ces stèles funéraires.
loading ...