Revue égyptologique — 4.1885

Page: 123
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Religion et mythologie des anciens Égyptiens.

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ni fut après qu'elle devint.» Sur la statuette naophore : o)^[j]^t^M^^H^f] "U ^> ~^|||
1 «mère du soleil qui première a enfanté lorsque rien encore de ce qui est n'avait été
» enfanté » etc., etc.

«De ces textes et d'autres semblables résulte pour le radical yoper un sens particulier
» que n'épuise pas complètement l'allemand sein et werden, mais qui répond exactement au
»grec vtyvscGcu. Ainsi que ce verbe, yoper désigne aussi bien «devenir» que «entrer dans
» l'existence, naître » ; il se dit d'un être vivant, « devenu né » et substantivement signifie,
» comme yévsc-.ç, aussi bien «naissance, origine, source, cause» que «ce qui a reçu la naissance».
»Nous pouvons maintenant interpréter le yoper t'esef divin : Dieu est «sa propre origine», la
» cause de sa naissance. Il ne crée pas ce qui est déjà créé, il ne forme pas ce qui existait,

il ne transforme pas, mais il crée de soi-même par sa parole tout-puissante, par le logos

de Jean, le Verbe que les Egyptiens personnifient par Thot J^"^j)~^

«cause de naissance, qui n'est pas né, Dieu unique».

M. Brugsch consacre un chapitre à ce qu'il appelle la littérature mystique, laquelle
comprend surtout des écrits magiques, ensemble de formules assez ridicules dont le sens
restera toujours énigmatique pour nous, car elles disaient en réalité autre chose que ce qu'elles
semblent dire. Elles avaient pour but de protéger les mânes en leur ouvrant les chemins
hyperterrestres et elles avaient le pouvoir de ressusciter les morts et d'évoquer les dieux :
enfantillage et charlatanisme d'initiation dont, pour ma part, je regrette d'autant moins de
ne pas comprendre l'expression qu'on y rencontrerait peu de ressource pour l'intelligence de
la mythologie. Ce qui serait plus intéressant ce serait de pénétrer le sens de certaines ex-
pressions mystiques éparses au Livre des morts, analogues à celles-ci, par exemple, du cha-
pitre XVII : le jour d'hier ou le passé appelé Osiris, le jour de demain ou l'avenir appelé
Ra, une longue période de temps appelée jour, l'éternité appelée nuit, le soleil, œil droit de
Ra, la lune, son œil gauche, etc. „ „

; ' s ; pAUL pIERRET-

(La suite prochainement.)

UNE INSCRIPTION GRECQUE DE PTOLÉMAÏS QIEXSHIEH).

par

M. Miller

(do l'Institut).

T(À)V TUpCOTtOV çpcXœv zoù
èîuia'cpatYjYoà Tcod tsp£G)ç

Eô/aptatGo rôv pâ>{xov Nr/.6[j.cr/oç

1 Hippalus, fils de Sos, est mentionné comme prêtre (à vie?) de Soter et d'Epiphane à Psoi' ou Pto-
lémaïs dans plusieurs contrats démotiques du règne de Philométor. Voir ma Nouvelle Ohrestomathie démotique,
p. 135 et p. 68, mon ancienne Ohrestomathie, p. 375, le pap. 13—234 de Turin, etc. (Note communiquée par
M. Revillout à M. Miller.)

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