Revue égyptologique — 4.1885

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Eugène Revillout.

» lui sur ces 200 argenteus au sujet desquels tu as parlé avec moi et qui me sont venus
»pour mon don nuptial (du mariage) avec ton (père ou frère). Je n'ai pas de valeur enlevée
Ȉ toi, dans le nome ou dans le sanctuaire., dans l'argent que nous avons fait (que nous
» avons produit pendant le mariage).»

Arrêt.

«Elle fera serment pour qu'il lui paie 500 argenteus pour son obligation; si elle s'écarte
»pour ne pas le faire (ce serment) elle lui montrera cela (elle lui fera la preuve de sa
» demande); pour qu'il s'appuie sur cela pour les 200 argenteus ci-dessus. »

« Il n'y a pas de mensonge dans ce serment et ce serment a été reçu dans la main
» de Pétamon, fils de Thot1.

«Écrit l'an 14, le 26 de Thot.»

Ainsi, messieurs, nous avons des serments correspondants aux trois régimes matrimoniaux
de cette époque :

1° Le régime dotal a pour correspondant possible un serment prêté par la femme au
sujet de l'exception : pecuniœ non numeratœ-

2° le régime de sanch ou de créance nuptiale a pour correspondant possible un serment
prêté par le mari, en tant que débiteur, d'après la loi citée par Diodore ;

3° le régime par don nuptial même, où tous les droits de la femme reposent ouverte-
ment sur la générosité du mari, donne encore lieu à un serment exigé de la femme sur la
question de fraude ou dol.

(La suite prochainement.)

ME QUESTION DE PEIOEITÉ.

Notre élève et ami M. Groff a publié dans le dernier numéro de la Revue égyptolo-
gique (1885) un article fort intéressant sur les tribus de Joseph et de Jacob d'après les textes
hiéroglyphiques. Or depuis l'apparition de cet article M. le professeur Meyer de Breslau
a fait paraître dans la Zeitschrift fur die alttestamentliche Wissenschaft, 1886, un travail
sur le même sujet, travail dont les conclusions diffèrent d'ailleurs sensiblement des siennes,
mais qui utilise les mêmes données hiéroglyphiques. Comme ce second travail ne cite pas
celui de Groff, j'ai tenu à prendre en Allemagne des informations précises à ce sujet.

Ces informations, je les ai eues par l'intermédiaire d'un ami commun. M. Meyer m'a
affirmé lui-même qu'il ne connaissait en rien l'article de Groff quand il a écrit son travail,
travail qui, dit-il, a été rédigé en août de l'année dernière (1885) et tiré à part en octobre,
bien qu'il n'ait paru que cette année (vers le 15 avril) dans la revue citée plus haut.2

1 Si l'on mentionne le dépôt de la pièce, c'est, comme nous le verrons, qu'on accusait la veuve de
détournement. (Voir ce que je dis plus loin sur les serments en matière correctionnelle.)

2 II n'a lu l'article de Groff qu'en février 1886, à ce qu'il m'écrit.
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