Revue égyptologique — 4.1885

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mains, était plus âgée que Tanofre quand elle s'empara du cœur de Petkes et lui fit sous-
crire ces contrats qui nous ont paru si étonnants.
C'était une femme d'expérience.

UNE PAGE DE L'HISTOIBE DE LA NUBIE.

Kien de plus obscur jusqu'ici que l'histoire de la Nubie. Dans mon Mémoire sur les
Blemmyes, lu en 1870 et publié par l'Académie des Inscriptions en 1873, j'ai essayé d'en
tracer quelques traits. Mais que d'inconnues et que de lacunes! Si j'y reviens aujourd'hui ce
n'est pas avec l'espérance de donner un récit vraiment suivi, mais seulement pour ajouter
quelques documents nouveaux à ceux que j'avais déjà réunis.

A ce point de vue les inscriptions démotiques publiées par M. Lepsius dans la partie VI
de ses Denkmaler sont d'une richesse incontestable. Mais là l'illustre égyptologue ne pouvait
vérifier d'aussi près que pour les hiéroglyphes les textes qu'il publiait. Aussi ne devra-t-on
faire le travail définitif qu'avec de bons estampages et de bonnes photographies. Déjà notre
cher ami M. le marquis de Rochemonteix a bien voulu nous communiquer quelques estam-
pages pris par lui à Dakké et à Dendour. D'une autre part, un de nos élèves, M. Cattaui,
vient d'être chargé par M. le Ministre d'une mission en Egypte et nous lui avons vivement
recommandé Philée. Ajoutons enfin que notre savant collègue, M. Erman, de Berlin, nous offre
la communication à Berlin de tous les estampages de la mission prussienne; nous espérons
donc pouvoir bientôt achever l'œuvre difficile que nous avons entreprise. Pour le moment
nous nous bornerons à en donner une idée sommaire.

Les trois provenances les plus importantes pour nos inscriptions démotiques sont Ha-
înamat, Dakké et Philée.

La vallée d'Hamamat contient les textes les plus anciens. Nous signalerons les nos 162,
166 et 169 des inscriptions démotiques, relatifs à toute une famille contemporaine de Necht-
horhib ^Nectaneb Ier) et dont nous connaissons quatre générations :

Pethorpchrat,
Hema Ier,

> Nesmin,

Hema II.

C'est le grand prêtre Hema (Ier), fils de Pethorpchrat, «que prirent, sous le roi Nechthorhib,
les Mèdes et les Grecs, sans que le dieu Min (ou Xem-min) permit qu'on lui causât de dom-
mages» et qui exprime dans le n° 162 sa reconnaissance à Xem-min en faisant inscrire son
nom pour demeurer devant lui sur la montagne à jamais. J'ai déjà parlé de cette inscription
il y a bien des années dans le premier volume de la Revue êgyptologique.

En dehors de l'inscription de son petit fils (n° 166) qui donne en entier la généalogie
indiquée par nous plus haut, nous en avons une autre en très mauvais état, le n° 169, qui
renferme les mêmes titres que les deux précédentes (aik pères tem), titre encore inexpliqué
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