Revue égyptologique — 4.1885

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j. DE ROTJGÉ.

P. S. I; 3.
L. 20.

LE POÈME DE PENTAOUB.

(Suite '.)

c—?J IIP ^ tv. jfes

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^ I

S i

Hânsen- peru em ta rua* res

Voici que ils sortirent du eûté sud

1 J'ai omis de parler jusqu'ici d'un autre exemplaire du poëme de Pentaour gravé sur le mur exté-
rieur nord du temple de Ramsès II à Abydos : cependant les fragments qui en subsistent peuvent servir
à combler quelques lacunes : je les citerai donc à l'occasion. M. Mariette a publié ces fragments en 1880
dans son second volume d'Abydos (pl. IV et V) : voici ce qu'il en dit (p. 0 de son introduction) : «Le récit
«s'arrête vers le milieu de la page du papyrus Eaifô (papyrus du Louvre). Où se trouvait la suite? C'est ce
»que la disposition des lieux ne permet plus de reconnaître.» M. Mariette commettait là une petite erreur :
le texte est complet, quant au nombre des colonnes; à peine doit-il en manquer une, ainsi qu'on peut
facilement s'en rendre compte par la comparaison avec les exemplaires de Louqsor et de Karnak. Malheu-
reusement, de ces colonnes il ne subsiste aujourd'hui que le bas et la partie manquante est à jamais perdue.

Le texte d'Abydos peut apporter quelques améliorations au commencement du poëme que nous avons
déjà donné dans ce travail : nous allons les indiquer sommairement dans cette note.

A la ligne lère de Louqsor et de Karnak, la lacune après le nom de Naharain se trouve heureuse

ment comblée par Abydos qui donne le nom :

pè-ta en âratu, «le pays d'Aradus».

— De même 1. 2 de L. après le mot \l P^O kati, la lacune est remplie à Abydos par : £ ^aaa^aV e^:'^/y/-]

t \ A\ Il g I

to-en-kates, «le pays de Kadesch », qui manquait en effet à cette première énumération.

L., 1. 5. Après : «son cœur est dans l'heure de frapper», A. ajoute : ^"""^(j «devant lui comme
la flamme ».

L., 1. 5. Après : «il a repoussé le monde entier on n'en sait pas le nombre». A. donne :

, ce qui pourrait changer la coupure de la phrase : «Il
a rendu immobiles devant lui les multitudes défaillantes à sa vue. »

La fin de la grande lacune de la ligne 5 à Karnak contient à Abydos : <=*

va

fi

«. . au milieu des nations étrangères comme un lion».
L., 1. 8. «Son cœur est comme une montagne de fer.» A. donne ici : (I vN y ^ ^ ^, j
Cette variante est intéressante à signaler : si le -< de Karnak est bien la tin de l'expression connue

JPl -71 o o o I /wvwv
I v\ (voyez la note à la ligne correspondante) il faut remarquer que le texte d'Abydos

remplace ce mot par (J 10°0, «le cuivre, l'airain» : il serait difficile alors d'admettre avec M. Lepsius contre
l'opinion de M. Brugscii que le ba-en-pe n'est pas un métal.

L., 1. 9. «Vint S. M. en descendant le fleuve (en allant vers le Nord) : son infanterie et sa ca-
valerie avec lui dans une route heureuse.» Abydos introduit à cette place un mot qui oblige à couper

autrement la phrase : wÊËÂw?-"^™ X î^m X ^—D ® *hrt ^WÊÊ « Ses soldats et ses

Wmnm^===^K^w _i \w/m 3 , .

» cavaliers (étaient) avec lui : il commença à se mettre en route etc.» mot-à-mot : «11 prit la tête du chemin».
L., 1. 10. «Tout pays tremble.» A. ajoute : «devant lui» (^/V/1v^ ^ [| \^^^ks'<zi>_C)

L., 1. 15. A. conserve le phonétique de la sauterelle : y ' 1 mà Pe sanebem-

L., 1. 17, 18. Dans le passage où il est question de la légion de Ptah, A. ajoute : |§p^oJy

r—=^v> ri n ■ | -n j- WZ^A\± I S V

l S?) k\ C^^l « (La légion de) Ptah au midi de la ville d'Arnama. » (J. R.)

Le papyrus omet la phrase suivante toujours par la même erreur du scribe, à cause de la répé-
tition du mot Kadesch à la fin des deux phrases.

V\ . Cf. Ao, derelinquere; 'A.^^t, aliquis. Au papyrus d'Orbiney (p. 7) le

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3 Ida, côté _2ïSi
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