Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1912

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LE SCULPTEUR

PIERRE FRANC QUE VILLE

ET MARIE DE MÉDICIS.

On connaît assez bien la vie de Pierre Francque-
villeR mort le 25 août 1615 au Louvre où Henri IV
lui avait accordé un logement. On peut juger de la
valeur de son talent par les œuvres que Paris pos-
sède de lui (au Musée du Louvre, au jardin des Tui-
leries) et par celles qu’il a laissées en Italie. Le docu-
ment qui suit nous le présentera sous un jour nou-
veau, chargé d’une expertise par la reine-mère. Marie
de Médicis compte sur lui pour aller examiner dans
un château du Maine une Vierge de marbre qu’elle
acquerrait volontiers sans doute si l’opinion de l’ar-
tiste est favorable. Cette mission de confiance nous
donne la mesure de l’estime en laquelle il était tenu à
la cour de Louis XIII.

A Francqueville, sculteur du Roy Monsieur mon fils.

Francqueville, l’on me parle d’acheter un image de
marbre représentant une Nostre Dame, qui est en une
maison nommée Bellefille1 2 près la ville du Mans, dont

1. Voir les documents déjà publiés dans les Nouvelles
Archives de l’Art français, IV (1876), p. 225, et V (1877), p. 146.
— Il faut écrire Francqueville de préférence à Francheville,
en raison de l’origine cambrésienne de cet artiste.

2. Comm. de Chemiré-le-Gaudin, cant. de la Suze (Sarthe).
Le château a pour possesseurs successifs les Courthardy, les
du Bellay, les Le Vayer, les de Lignerolles, les de Hautefort.
Le « baron de la Flotte » dont il est question ici n’est autre
que Jean du Bellay, baron de la Flotte, mari de Jeanne de
Souvré, et en effet neveu du futur maréchal Gilles de Souvré.
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