Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 19.1879

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LES ANTIQUITÉS DE MYCÈNES. 3Z|1

où les Grecs, toujours marins et pêcheurs par essence, se plaisaient à
copier les créatures marines.

Quand les Hellènes, éclairés par le progrès de leur propre goût et
par les modèles asiatiques au sujet des vraies conditions d’une ornemen-
tation d’art digne de ce nom, renoncèrent à imiter les formes étranges,
flasques et mal accusées du corps des mollusques et des zoophytes, ils
continuèrent à chercher des modèles dans les lignes arrêtées et précises
de leurs coquilles. Les joailliers et les orfèvres n’imitèrent plus, comme
ils l’avaient fait d’abord, les poulpes, les méduses, les actinies, les aré-
nicoles, le nautile avec son animal nageant, mais ils cherchèrent encore
des types de granulations régulières et élégantes sur le test des oursins
et firent un fréquent usage ornemental de la coquille de la bucarde. Et
c’est ainsi que ce dernier vestige des habitudes d’une période antérieure
persista seul à travers les âges, perfectionné par un sentiment d’art plus
pur et une plus grande habileté technique.

FRANÇOIS LENORMANT.
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