Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 1.1920

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LA SCULPTURE FLORENTINE

A LA FIN DU XVID SIÈCLE

ans l'histoire de la sculpture italienne à la fin
du xvne siècle et au début du xvme siècle,
l’école florentine occupe par sa fécondité
une place assez considérable. Depuis la
mort du Bernin jusqu’au retour à l’antique,
son histoire est semblable à celle de l’école
romaine : pendant une période assez courte,
on y voit l’épanouissement de la tradition
romaine avec Foggini et ses contempo-
rains, puis, peu à peu, le retour à un style
plus calme et plus sage.

En ce qui concerne l’école florentine du xvne siècle proprement dit, ou,
plus exactement, les quelques sculpteurs qui travaillaient à Florence à celle
époque, ceux-ci restèrent, — à l’exception de Pielro Tacca1 — toujours
attachés à l’imitation des maniéristes de la fin de la Renaissance.

Au contraire, à partir de la fin du siècle, les choses changent et nous
sommes en présence d’un art nouveau. Cette période, qui s’étend de i683 —
date de la chapelle Corsini, — à 1725, année où mourut Foggini, nous a
laissé des œuvres qui sont dignes d’être comparées à celles qu’on exécutait
pendant la même époque à Rome: la chapelle Corsini, la chapelle Feroni
(1692) et le grand bas-relief de L’Archange Raphaël et Tobie par Baratta

1. II faut aussi excepter Carlo Marcellini et Fr. Andreozzi qui exécutèrent dès 1048 les
deux putti et les statues de Saint André et de Saint Gaëtan qui décorent la façade de l’église
San Michèle agli Antinori. Ces œuvres, tout en étant encore froides, sont conçues dans le
style romain de l’époque (voir Iticha, Notizie istoriche dette chiese Florentine divise ne' suoi
quarlieri, Florence, 1757-1761, 5 vol. in-4, tome III, p. 211).
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