Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 1.1920

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GAZETTE DES BEAUX-ARTS

taines les églises détruites vont renaître ; et elle correspond à un mouvement
intellectuel, peut-être sentimental aussi, d’une réalisation religieuse de
l’idéal, perceptible chez un Francis Jammes comme chez un Maurice Denis.
Nous étions lassés du poncif et de la laideur : « à l’église la laideur est plus
laide », écrit M. Henry Cochin dans la préface du catalogue; mais qu’al-
lait-on nous offrir? Il fallait se défier d’un camouflage de la rue Saint-Sul-

«CAUSE DE NOTRE JOIE», PAR Mmc P E U G N I E Z
(Société Nationale des Beaux-Arts.)

pice et de sa mise au pas de l’art moderne : nous ne voulions dans le «Tem-
ple» ni ravaudage ni commerce.

Il y a ici deux dangers « frisés » : l’excès d’innocence, — les naïvetés vou-
lues deviennent périlleuses à l'égal des niaiseries mêmes, — et la compli-
cation. L’on s’y aperçoit, au surplus, que les deux à l’occasion peuvent se
courir ensemble : qui n’est pas simple spontanément, s’enchevêtre bien vite.
On devrait y échapper pourtant par la compréhension religieuse, c’est-à-dire
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