Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 1.1920

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LA COLLECTION SCHLICHTING

AU MUSÉE DU LOUVRE

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SCULPTURES ET OBJETS D’ART

u début de 191b, une collection considérable,

lois en rapports personnels avec le baron de Schlichting, ce fut en igoo
dans un hôtel à voyageurs de la rue de la Paix, l’hôtel de Hollande où,
récemment arrivé avec sa mère, il occupait deux modestes chambres, et où
brillait comme un trésor insolite la collection de boites à miniatures enri-
chies de pierres précieuses qui est demeurée une des parties maîtresses de
la collection. Mon ami Charles Mannheim m’y introduisait; il s’agissait
d’obtenir le prêt de ces boîtes pour l’Exposition rétrospective du Petit
Palais. En ces quinze années qui suivirent, la collection, installée dans un bel
hôtel de la rue Cambon, puis au quai dcBilly, dans l’ancien hôtel Guichard,
devint une des plus fameuses de Paris par les précieux tableaux et les magni-
fiques pièces du mobilier du xvmc siècle qui l’enrichissaient sans cesse.

I. - 5e PÉRIODE. 5o

formée à Paris pendant les quinze années pré-
cédentes par un Russe, ami de la France, qui
y avait fixé définitivement sa vie, venait après
sa mort d’être léguée tout entière par lui au
Musée du Louvre. Elle y entrait sous la
réserve d'une disposition testamentaire, qui
devrait être toujours la règle de générosités
globales de ce genre : le choix laissé à chaque
conservateur intéressé d’y retenir les objets
essentiels à l’enrichissement des collections
nationales. Quand j’entrai pour la première
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