Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 12.1925

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L E L A Y E M E N T J) E S PIEDS

LINTEAU PROVENANT D’UNE ÉGLISE I)E CLERMONT-FERRAND

LES EPISODES DE LA PASSION

DANS LA SCULPTURE ROMANE D'AUVERGNE

Jorsqu’on discute sur les limites et sur l’originalité de nos écoles régio-
nales d’art roman, on oublie généralement de considérer un élément qui
^ permettrait, plus encore que les procédés techniques d’architecture et de
sculpture, d’atteindre les préoccupations intimes, les habitudes d’esprit,
la conscience religieuse, en un mol tout ce qui fait l’originalité d’un pays
et d’une race ; il s’agil des thèmes iconographiques.

Il est vrai, et nul ne songe à le nier, que de grands courants d’idées, qui
ont modifié l’art religieux, se sont répandus à travers l’Europe du Moyen
Age, donnant à l’iconographie des églises une certaine unité. Dans son beau
livre sur Y Art Religieux au xn® siècle, M. Mâle a montré comment la
diffusion de thèmes créés en Syrie s’est opérée en Occident par l’intermé-
diaire des manuscrits à miniatures, puis comment l’art religieux s’est
transformé sous l’action des pèlerinages, du drame liturgique et même de
la lutte contre les hérésies.

Et pourtant considérons l’iconographie qui règne dans les églises de nos
vieilles provinces : si l’influence des courants généraux y est visible, on y
constate aussi une prédilection pour certains thèmes, dont quelques-uns
même portent l’empreinte des traditions populaires, du folklore régional.
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