Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 12.1925

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F Kl SE I)U SALON DE L’AMBASSADE, PAH M. HENRY BOUCHARD

L'EXPOSITION DES ARTS DECORATIFS MODERNES

LA SCULPTURE

LE TEMPLE DE L’EFFORT HUMAIN — LA PERGOLA DE LA DOUCE FRANCE

I 'Exposition de 1925 ne comportait officiellement, à l’inverse des ma-
nifestations analogues qui l’ont précédée, aucun grand programme
d’ensemble de sculpture décorative, si l’on excepte peut-être la
série des quatorze statuettes d’artisans en bronze de la Cour des Métiers
dont quelques-unes étaient des morceaux honorables, mais dont la conception
anecdotique et l'effet menu restaient assez décevants. La fontaine de Poisson,
qui figurait au centre de cette cour, manquait aussi par trop d’ampleur et
d’originalité de conception. Par économie ou par parti pris, les architectes
constructeurs avaient presque partout réduit au minimum le concours des
sculpteurs. Le magnifique ensemble de la décoration intérieure du Grand-
Palais ne comportait, par exemple, que quelques statues choisies, pour ainsi
dire à l’aventure, dans les réserves de l’Etat, pour remplir ses niches basses.
Réemploi également que la statue de la France de Rourdelle placée devant le
Grand-Palais et que la plupart des statues et groupes déjà vus, dispersés dans
les jardins du Cours-la-Reine et de l’Esplanade, ceux de Jeanniot, de Traverse,
de Guénot, de Halou, de Poncin et d’Yvonne Serruys, plus ou moins appro-
priés à leur destination occasionnelle et au cadre environnant, comme ils
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