Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 12.1925

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GAZETTE DES BEAUX-ARTS

plètement indépendant et avait de plus son œuvre à exécuter. Des esquisses
à l’huile, par Rubens, pour son tableau, attestent qu’il avait sérieusement
étudié cette composition. On en connaissait trois, au temps de Descamps :
l’une, aujourd’hui au musée de Berlin, est très proche de la composition
finale ; une autre, à Francfort, ressemble plus au dessin. C’est celle-ci que
nous reproduisons (v. page 201) pour faciliter la comparaison.

Le nombre des attributions à revoir pourrait certainement être augmenté.
Bornons nous à citer encore l’important dessin conservé à Brème, une
Bacchanale, reproduit par la Prestel-Gesellschaft (1916, n° 19), sous le nom de
van Dijck (v. page 202). Il était autrefois donné à Rubens, il nous semble
avec bien plus déraison. D’abord sa parenté avec deux tableaux de Munich:
Deux satyres et la Marche de Silène (ainsi que sa variante de Berlin), saute
aux yeux. Il fait penser aussi à la grisaille de Rubens du même sujet, de la
collection Pacully (reproduite dans le catalogue de cette vente, 4 mai 1903,
et précédemment dans celui de la vente Ch. Stein, 8-10 juin 1899), authen-
tifiée par une copie à la plume de la série déjà citée, conservée à Copenhague
(copie reproduite dans Kimstmuseets Aarsskrift V p. 71). Le dessin porte,
au verso, des croquis d’enfants dont le faire, plus encore que celui du recto,
est tout Rubens.

Puissent ces quelques cas suffire pour encourager nos confrères à
s’efforcer de faire une distinction plus juste entré l’œuvre dessiné des deux
maîtres flamands et surtout de rendre à Rubens les dessins qui lui ont été
retirés à tort.

FRITS I.UGT

BACCHANALE, DESSIN
(Kunsthalle, Brême.)
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