Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 23.1901

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NOTES ET REMARQUES

cheikh Fouly el-Damanhoury que les matelots invoquent clans un chant des plus
populaires dont le refrain est : fjjl «ljJJj.

CLXXIX. — On possède déjà de nombreux exemples de la manie d'archaïsme
qui s'était emparée des Égyptiens à l'époque saïte, un fait de plus nous est fourni par
une pierre qui se trouve à Mehallet el-Kébir, clans la Basse-Égypte. Ce bloc
de calcaire siliceux, long cle lm 80, qui devait être un pilier de porte, est
gravé au nom de Psamétik II, mais, au lieu de rédiger le protocole selon les

règles alors en usage : i m „ i \sR~] 0 i I 5^ 0 tpfll I f o I -ol i ^2
r---I <§> o I __a I o I v 0 A I Jsr

( □ P ^ ^ |, les noms ont été répartis selon la mode antique et divisés seule-
ment en deux séries. La demeure, surmontée de l'épervier, comprend non seule-
ment le nom de ka, mais encore le prénom disposés symétriquement. On a des
n*^Y exemples d'un tel accouplement sur des monuments cle ° " clePépill, etc.

M 11 ii i AAAAAA

Les monuments archaïques donnent la prééminence aux titres sous
Snefrou, ce dernier titre double précède le nom de ka; jusqu'à la XIIe dy-
nastie, les noms suivant *v\ et son^ identiques ou très voisins l'un de



n

l'autre, comme de simples variantes; il y avait donc rapprochement d'idée entre
ces trois noms, et Psamétik n'avait pas tort en unissant dans la bannière ces

vocables. La seconde partie est également régulière, le titre jg^ étant suivi du
cartouche-nom, sans addition de qui ne date que de la Ve dynastie; le tout

est clone rédigé dans le même esprit que le protocole de dans la pyramide de

Saqqarah et de l'inscription de Sehel, ou de 1 \<=~->^ au Sinaï.

CLXXX. — La statue clu roi Râ-nahesi, trouvée â Tell-Moqdam, donne un nom
' de localité S @ cim' tendrait à faire reconnaître en cette place la ville d'Avaris, si on lit

la jambe ^>" ° \. Aux époques postérieures, le nom de la ville dont Tell-Moqdam garde
les restes était un peu différent. Un menât en terre émaillée, d'époque saïte, qu'on y a

trouvé récemment, porte la légende ^ ^ \ ~ '', ^ ^I - V^F©"^'^\' ^'au^re
part, le Musée cle Gizèh a acheté un fragment cle statue en granit noir, de la XIXe dy-
nastie, où il est question de { '' o ^ 1\ \ °\ l^^^r®- D'après le vendeur,
l'objet provenait des environs de Bouhia, ce qui nous conduit encore dans la région de
Tell-Moqdam.

Je serais donc porté à prendre ^ f pour le nom cle la ville en question; ce ne serait

que par hasard que le monument où l'on parle de ^ j @ y aurait été transporté, les
autres textes relatifs à Avaris semblant mettre cette forteresse en rapport avec la région
des marais du Menzalèh, bien plus tard au nord-est du Delta.

Quant à la lecture du groupe \ \ , elle est difficile à fixer pour le moment; on peut
hésiter entre <===>, ^

, etc.

\\

CLXXXI. — Il y a quelques années, un marchand du Caire avait un petit monu-
ment qui est passé depuis je ne sais où. C'est une plaquette cle marbre portant un double
zodiaque cle travail romain. Le milieu est occupé par les têtes conjuguées d'Apollon et
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