Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 23.1901

Page: 156
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MÉLANGES ASSYRIOLOGIQUES

others were commonly used, as their fixed hicratic forms évidence, it is very near this
period that the Phœnicians must have chosen the Egyptian characters from which in
time their alphabet was developed; for there having been a time wlien just thèse
alphabetic characters and not others were commonly used in the hieratic, as here, and
there having been a time when the Phœnicians adopted an alphabet from the Egyptian
hieratic characters, and the two alphabets being found thus remarkably to coincide, it
must be that the chronology of the events coincided also. That the Phœnicians should
have chosen some of thèse same alphabetic characters at a later period when there were
many alternative characters from which to ehoose, would not be an unreasonable sup-
position, but that in such circumstances, they should have chosen ail thèse and just
thèse is, on the doctrine of probabilities, well nigh impossible. The exact date of this
inscription can not as yet be fixed, but its transitional forms clearly antedate by some
little time the fully developed hieratic of the Papyrus Prisse.

This inscription shows a time when either the whole list of other hieratic signs
was not yet developed or when thèse alphabetic hieratic signs were, even among the
Egyptians, used well nigh independent of the rest, though not yet alone and as a true
alphabet. In either case, there is furnished an historical instance in support of E. de
Rougé's prototypes, from which one last step was to be taken either by the Egyptians
or by the Phœnicians.

MÉLANGES ASSYRIOLOGIQUES

PAR

François Martin

I. Fragment sur la prise de Suse par Assurbanipal. — Ce fragment, K. 7673,
fait partie de la collection de Koyundjik du British Muséum. Delitzsch en cite une
ligne, la 1. 18, AHW, s. v. qaclû, p. 581, a; il y voit une description de la dévasta-
tion d'Uruk. Le mauvais état dans lequel ce texte nous est parvenu (pas une ligne
n'est complète) ne permet guère de se prononcer avec certitude. Cependant je crois y
voir plutôt un chant de triomphe sur la prise de Suse, composé par un scribe assyrien,
après la destruction de la ville par l'armée d'Assurbanipal, pour célébrer le retour à
Uruk de la fameuse Ishtar Nanâ, accompagnée de quelques dieux élamites captifs.

Toutes les allusions répondent aux détails donnés par les Annales sur le sac de la
ville. Le kistu que quitte le dieu Man-zi-ni-ri est bien un de « ces bocages mystérieux
où nul étranger n'avait pénétré » et que les soldats assyriens livrèrent aux flammes
(RM, cyl. VI, 65-69). Le scribe parle du « faîte de la ziggurat qu'on a brisé », et
Assurbanipal raconte, ibid., VI, 27-29, qu'il mit en pièces le faîte en cuivre brillant de
la ziggurat de Suse. Ses armées n'évacuèrent le pays d'Élam qu'après avoir « banni de
ses campagnes la voix cle l'homme, la marche des bœufs et des moutons, le son des
chants joyeux » (ibid., VI, 101-103). « Le porc sauvage ne court plus, lisons-nous dans
notre fragment, l'oiseau ne vient plus. . . Dans les environs de la ville, le qadû (espèce
d'oiseau) est muet. »
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