Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 23.1901

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32 LA MOMIE DU ROI MER-EN-PTAH BA-EN-RA

confusion de noub avec Noubti, « Ilorus sur son' adversaire Sit », Mais nous croyons
qu'à l'origine le sens du titre était simplement « Horus d'or», et que cette interpré-
tation se justifie non par des considérations historiques, mais par les traditions que
nous venons de rappeler1.

Paris, 12 juillet 1900.

LA MOMIE DU ROI MER-EN-PTAH BA-EN-RA2

(Suite3)

par

William Groff

L'inscription sur le linceul de la momie du roi Mer-en-ptah est ainsi écrite :
Il (O ? 1 \A' ' • la transcription en est : \ 3 3 J), et la traduction :

Il I i I "i Y AVWVA i_1 AAAAAA \_1 Q \_1

« Roi Ba-en-ra*, » c'est-à-dire d Mer-en-ptah ». On voit bien, par la forme des carac-
tères, qu'elle aurait été écrite par un scribe très habile, peut-être le chef des écrivains,
en tout cas, il doit avoir été un personnage bien important et qui jouait un rôle capital
lorsqu'on réunissait et cachait les momies royales. Ainsi, quant à l'identité de la momie,
on a le témoignage, dans l'inscription, d'un des plus hauts fonctionnaires de la XXIe dy-
nastie, peu de temps après la mort de Mer-en-ptah, et quand l'identité des momies
royales fut bien connue.

Le texte a 0m06 de haut et 0m16 de long; l'écriture est très claire et nette,
on peut remarquer qu'à certains endroits elle est très noire, et à d'autres plus pâle,
l'étoffe a absorbé rapidement l'encre, ce qui la faisait manquer sur le kalam; puis,
plusieurs fois, l'étoffe a cédé sous le kalam du scribe, d'où une forme anormale de

1. Pendant l'impression de cet article, un nouvel ouvrage de M. Pétrie nous a fait connaître une nouvelle
interprétation du titre Hor noub. M. Pétrie estime que l'apparition de ce titre de « dieu du métal » peut rap-
peler la conquête des mines du Sinaï par les rois de la ive dynastie; le sens de « victorious over enemies »
ne serait qu'une signification secondaire. D'accord avec M. Pétrie sur ce dernier point, nous n'en pensons pas

O

moins que la conquête des mines du Sinaï ne suffit pas à expliquer les titres et , et que Tinter-

prétation historique cède le pas ici à l'explication par les traditions religieuses (Fl. Pétrie, The royal Tombs
of the Jîrst Dynasty, Part I, p. 36).

2. Le nom « Mer-en-ptah Ba-en-ra » est composé du nom Mer-en-ptah, par lequel le roi est généralement
connu, et de Ba-en-ra, la transcription du nom divin du roi écrit sur le linceul de sa momie (Groff, Lettre
du 14 mai 1898, dans The American Register).

3. La présente étude a été divisée en deux parties à cause du manque d'espace dans le fascicule précédent
du Recueil. On peut résumer les notes ici ainsi : Loret, Le Tombeau d'Aménophis II, Bulletin de l'Institut
égyptien, 1898, p. 98 sqq. (séance de l'Institut égyptien du 13 mai 1898); Groff, Bulletin de l'Institut égyptien,
1898, p. 238, et 1900 (séance de février); Recueil de Travaux, t. XX, p. 224, etc.; t. XXII, p. 136; Ha-em-us,
Mambrès de la tradition chrétienne; cf. Kabus et Haman, de la tradition arabe (voyez mes études, Recueil
de Tr acaux, t. XXI, p. 219 sqq., et t. XXII, p. 41 sqq.; Sale, The Ii.oran, p. 115 et 290). — Le vrai texte
est làvv7)ç -/.ai 'S\a\j.oprlz (cf., à ce sujet, Smith, Die, t. I, p. 928).

4. Les textes des momies royales trouvées au tombeau d'Aménophis II, ont été révélés pour la première
fois par M. Loret, à la séance de l'Institut égyptien du 13 mai 1898; mais les textes cités dans la présente
étude sont d'après mes propres copies faites directement et soigneusement, par moi-même, sur les textes origi-
naux des momies royales, actuellement déposées au Musée de Gizeh.

5. Le cartouche manque, de même que, d'ailleurs, peut-être on croyait le nom royal suffisamment indiqué
par le mot « roi » qui le précède.
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