Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 23.1901

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LE TITRE « HORUS D'OR » DANS LE PROTOCOLE PHARAONIQUE

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Le sens général du récit paraît être le suivant :

Les Anunna siègent pour statuer en faveur des hommes, contre les Igigi qui leur
sont hostiles.

Le malheur de l'humanité semble venir de ce qu'elle n'a pas de roi. Cependant les
insignes de la royauté existent, mais les Sept, c'est-à-dire les Igigi, les détiennent dans
le ciel, et il n'est pas d'homme qui puisse les y ravir.

Il s'agira cle découvrir un moyen pour acquérir ces insignes.

Dès la deuxième colonne, nous avons un discours direct : liki ku[bsutn], « prends
la tiare ».

Il est probable que l'aigle joue un rôle dans cette entreprise, comme l'oiseau ZU
dans le rapt des tablettes du Destin.

Une première tentative dût échouer. À la fin de la tablette, nous trouvons un con-
valescent, pendant huit mois (?), nourri par l'aigle comme par un homme sauveur, et
qui reprend ses forces. Ce héros n'est autre qu'Étana. Dès lors, le dialogue s'engage
entre l'aigle et Étana.

LE TITRE « HORUS D'OR » DANS LE PROTOCOLE PHARAONIQUE

PAR

A. MORET

Vers le début de la IVe dynastie, sous le règne de Snofroui1, on voit apparaître dans
le protocole pharaonique, après le titre d'Horus simple un autre titre composé de
l'épervier Horus debout sur le signe de l'or w^. Ce groupe, accompagné généralement
d'une ou plusieurs épithètes variables avec chaque souverain, reste en usage jusqu'à
l'époque romaine; quelle est sa signification précise? On a l'habitude de le traduire
« Horus d'or », mais sans explication, ou bien on l'interprète « Horus vainqueur,
triomphant » sur la foi d'une inscription ptolémaïque. Nous voudrions essayer de dé-
terminer ici quelle est la préférable cle ces deux traductions, quelle est celle qui se
justifie le mieux au contact de traditions anciennes comme le titre lui-même.

Brugsch a, le premier, interprété W Hor noub, d'après une inscription hiéro-
glyphique, trouvée à Philse par Wilkinson2. Le texte donne le protocole de Ptolémée V
Épiphane, assez complètement pour suppléer à la lacune du texte hiéroglyphique de la
pierre cle Rosette, où le protocole du même roi n'existait plus que dans les textes démo-
tique et grec. Brugsch démontra, — ce qui fut confirmé plus tard par la découverte

1. Lepsius, Denkm., Il, 2, a.

2. H. Brugsch, Uebereinstimmung einer liiaroglyphisehen Fnschri/t con PhLUe mit dem griechisc/ten und
demotischen Anfangs-texte des Dekreies oon Rosette nachgeiviesen, Berlin, 1849.
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