Revue égyptologique — 6.1891

Seite: 44
DOI Heft: DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/revue_egyptologique1891/0054
Lizenz: Freier Zugang - alle Rechte vorbehalten Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
44

Eugène Revillout.

N° 3 (9329).

Démotique :

< }11 »j - 1 i <^?

«Son âme (à elle) sert devant Osiris Sok ans, le dieu grand, seigneur d'Abydos, Tame-
saat,1 surnommée Taouin (la grecque-), fille de Paabot dont la mère est Tsenpsonsnau.'2
Grec :

TMOCICJTOC nEBCJTOC AEPOMENH TOVAEIANAEINE MHTPOC CENVANCNUTOC
AnO BOMI1AH

N° 4 (9330).

Démotique :

«Vit son âme. Elle germe a jamais et à toujours devant Osiris Sokaris, le dieu grand,
seigneur d'Abydos, et les dieux de vérité.3

«Saisi, fille de Pethorbes/ . . ., fille de Tsetpalal.»
Grec :

CAIVIC nETEAPBECXElNIOC MHTPOC CENflEAEIAIOG

Cette planchette n° 4 a ceci d'intéressant qu'elle nous fournit — chose extrêmement
rare maintenant — de nouveaux éléments phonétiques démotiques.

nETEAPBECXElNIOC correspond ainsi à p^^3^(/Slo groupe dans lequel £ re-
présente le nom et l'image du dieu Bes, que l'on ne connaissait pas encore en démotique.4

1 Nom très fréquent dans les planchettes bilingues et signifiant «la grande fille».

2 Ce qui signifie «la fille des deux frères ». On a aussi dans les planchettes bilingues le nom imo-tr-e-HC
ccim tnwToc = ^H^/fjfo Pour lequel on peut hésiter; car si ^ se lit coh. «frère», ^ se lit ce «fils»-,
ce peut donc être «le dieu fils des deux», ce qui n'a pas grand sens, ou «le dieu (fils) des deux frères»,
c'est-à-dire Horus, né d'Osiris et de sa sœur Isis. Notons que pour ce nom, unique, nous le verrons, la
traduction grecque a mis deux désinences, l'une du nominatif imoir-o-KC, l'autre du génitif cemcncoTOc,
comme s'il s'agissait de deux noms. „

3 Les dieux «du lieu des vérités»

du Rituel : «Entend, seigneur de vérité sortant c

© lieu mythologique mentionné dans le chapitre 125

le la région des deux vérités. » Le démotique traduit ici
smen ma «d'établissement de vérité». C'est le tribunal d'Osiris, juge des morts. Les dieux du lieu des vérités
sont ceux dont il est question dans le chapitre 125, les assesseurs de ce tribunal. La stèle bilingue 137 de

Boulaq donne aussi à un prêtre le titre de hir sesta du sanctuaire des vérités Çt ^} ^ 3 /-A ^y (7\ÀrJ^
(en hiéroglyphes *j=^ Ij Ij j> c'est-à-dire «initié aux mystères de la tombe».

4 Le nom de Bes est écrit alphabétiquement dans nombre de planchettes bilingues
ÊHCic et au génitif êhcioc). On a même le composé Besarion (nom du grand cardinal grec de la renais-
sance) : fa jj sfiyij-jS < î I (= ÊHCivpiton.) composé analogue à Heribast (Bast repose), Rerianup (Anup
repose) etc.
loading ...