Revue égyptologique — 6.1891

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Les ventes d'esclaves, etc.

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déjà rencontrée dans les deux actes inédits publiés par nous, en héliogravures, en transcrip-
tion et en traduction, dans le numéro précédent de la Revue.

Cette formule est d'ailleurs si peu rare qu'on la rencontre, pour ainsi dire, à chaque
pas. Sur les six actes contenus dans le cinquième volume de la publication du British Muséum,
il n'en est qu'un qui soit relatif à une vente d'esclaves : et il la contient. De même, elle se
retrouve dans la seule vente d'esclaves qui soit au nombre des cinq actes publiés dernière-
ment par M. Strassmaier dans la revue allemande d'assyriologïe de M. Bezold et Hommel;
et elle eût permis à cet auteur de saisir le sens de cet acte s'il avait eu préalablement la
préparation juridique, indispensable pour l'intelligence des contrats.

Donnons d'abord les termes de celui de ces contrats dont le texte forme le n° 2 de la
planche 67 du British Muséum.

{ Bel-bal-it mar su sa { Nebo-ga-su mar | E-gi-bi, i-na hu-ut lib-hi
Bel-balit, fils sien de Nebo gasu (ben) Egibi, dans la satisfaction de son

su : Se-bat-su-az-bat u Tas-li-mu la-ta-ni-su, a-na 1 ma-na

cœur : f. Sebatsuazbat et f. Taslimu ses servantes, pour 1 mine

3 du karpa a-na simi ha-ri-is, ana | Nirgal-yukin mar-su-sa | Suma-iddin

3 sekels d'argent, pour prix complet, à Nirgal-yukin, fils sien de Suma-iddin

mar | Da-Merodak iddin.

(ben) Itta-Merodak a donné.

Puis vient la clause de garantie dont nous aurons à peser avec soin chacun des termes
et qui est ainsi conçue dans cet acte.

Bu-ut si-hu-u u pa-qi-ra-nu sa ina-eli Se-bat-su-az-bat, u Tas-li-mu

il-la-a, J Bel-bal-it na-si.

Mais d'abord dans la première phrase, d'une clarté parfaite, un mot doit être élucidé :
c'est le terme >-^y j^yy ^1 amel(sal)latani, servantes, esclaves femelles, duel de

^ et qui en fixe la prononciation. M. Pinches, dans le contrat qu'il a publié en novembre
de l'année dernière dans les Proceedings de la société d'archéologie biblique n'a pas su recon-
naître cette expression. Il en a isolé le premier signe, et il a vu le terme épouses dans ce qui
restait, latani : «the word latani, in line 7, dit-il, I conjecture to mean «wife», when speak-
ing of a slave». Il est heureux qu'il n'en soit rien, et qu'on ne puisse pas accuser, d'après
notre acte, le babylonien Belbalit d'avoir vendu ses deux épouses, avec garantie.

(La suite prochainement.)

AVIS

AUX LECTEURS DE LA BEVUE ÊGYPTOLOGIQUE.

Les deux premières feuilles de ce numéro, formant l'article : Les nouvelles rêveries de Brugsch
intitidées deux inscriptions bilingues, ont été, en tirage à part, envoyées par moi à un grand nombre
d'égyptologues dès le mois de décembre de l'année 1888.

En effet le numéro entier, dont la composition était presque achevée, allait paraître et être dis-
tribué aux abonnés au mois de novembre précédent quand j'eus le bonheur de reconnaître et de faire
acheter par le Louvre, sur un papyrus fragmenté, portant au revers en langue démotique des comptes
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