Revue égyptologique — 6.1891

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tions et les éludes les plus approfondies, on ne peut s'étonner de la longueur de ce travail
« que quand on ne sait pas combien d'heures coûte le plus petit fragment. Celui qui voit
« l'ouvrage achevé ne s'imagine pas avec quelle difficulté il a fallu en arracher le détail.

« La publication actuelle montre que votre précédent sommaire a saisi presque partout
« déjà le véritable ensemble; et je m'étonne comment un savant qui n'a pas fait sa spécialité
« des études grecques a pu rétablir exactement le sens et presque partout les mots du
« discours en question. Je vous exprime mes bien sincères félicitations : et, afin que vous
« voyez que ce n'est pas là un vain compliment, je me permets de joindre à ma lettre le
« texte comme je me l'imagine à peu près rétabli ; vous verrez par là en combien peu
« d'endroits je me suis écarté de vos traces. Dans le premier fragment, j'ai des doutes sur
« le point de savoir si les parenthèses sont placées partout d'une façon juste. Aussi ai-je
« suppléé là avec une certaine réserve. Peut-être aurez-vous la bonté de me faire parvenir
« un renseignement à ce sujet. Ce serait une grande sûreté si on pouvait se référer aux
« fac-similé héliographiques. On pourra, je l'espère, attendre à bref délai votre Corpus
« Papyrorum JEgypti dans lequel ils paraîtront.

« Recevez encore mes plus splendides remerciements pour votre précieux don et recevez-
« les également de la part de mes collègues de l'Académie, si tant est qu'ils ne vous aient
« pas écrit eux-mêmes. J'aurai l'honneur de vous envoyer plus tard une courte notice dans
« les bulletins des séances.

« Avec une haute considération tout à fait distinguée. »

Avec cette lettre, si flatteuse pour moi — en regard de laquelle on se sent voir
de haut bien des petites intrigues et des injustices, — M. Diels m'a fait parvenir son
manuscrit du texte d'Hypéride tel qu'il le conçoit après avoir lu mes restitutions.

Je vais indiquer au courant de la plume les différences qui séparent ce texte du mien.

Dans les vingt et une premières lignes de la première colonne, M. Diels s'accorde avec
moi sur toutes les restitutions des commencements de ligne, etc., sauf à la ligne treize, où
il propose « -fy.ojv tr,v cpuaiv », au lieu de « f,uàç scorçà cpuçiv.» Je dois dire que j'avais hésité entre
ces deux restitutions. Il choisit ^raçyrot parmi celles proposées par moi pour le commencement
de la ligne 15; et, dans cette même ligne, il écrit en un seul mot -poaTîsp'ixo'j/Ev.

A la ligne six, il rétablit, comme M. Blass, avec raison, la forme « duvayo^tsTcOac ».
A la ligne vingt et une. il pense que le scribe a oublié d'écrire le mot « twv » avant les
mots « kf1 -^Xixtaç ».

Dans la lacune du commencement de la vingt^deuxièmeligi.e, aulieu de «... to éç«w>)ojXex£ »,
il suppose «... fo suva-TcQ^wXîjcî. » Ce mot est un peu plus long ; et je ne suis pas sûr que l'espace
à remplir le comporte.

Pour la vingt-troisième lignes dont il ne reste à peu près rien, et pour la vingt-quatrième,
dont il reste environ moitié, ses suppositions s'écartent de celles auxquelles nous en étions
Venu ; les voici : « xcù TtoXXà; à'XXaç, aansp aï/r/] i^êTtâtrSeOffev xôh ïrMtct dç tov oîxôv toïï XoXXîfôou 2.U ».
11 ne remplit pas le premier tiers de la ligne suivante, mais pour les deux derniers tiers de
cette ligne et pour la ligne vingt-six, il accepte nos restitutions comme nos lectures.

Pour les lignes vingt-sept et vingt-huit, au lieu de notre restitution «. M Mfôav fyjpte flfâut
vïïv eTratvsiv TtpôuwcpsX^Sovta, wç cuvtxyovtcr^v, 'AQrjVO'jsV/iv »,• il propose celle-ci : «. .îîv " f'p£a?o U \jJ autixa

VÏÏV £7tûUp£lV TTpOÇ TOUTOVt tOV GUVayCOVlOt")jV 'À67JV0")'é'vr)V. »

Pour les vingt premières lignes de la seconde colonne, le texte de M. Diels est identique
au mien.

A la vingt-troisième ligne, il corrige, comme M. Blasa, l'inadvertance qui avait laissé
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