Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1910

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Il était passionné pour Rubens qui se trouvait, relativement
à lui, aux extrémités opposées de l’art.

Ses connaissances raisonnées et positives le rendaient très
propre à l’enseignement des divers éléments de la peinture. Il
s’y livrait avec plaisir et succès; on le regardait généralement
comme un des meilleurs professeurs de l’école.

De ce dernier passage, il résulte que Suvée avait la
réputation d’être un excellent professeur, ce qui explique,
avec l’amitié deVien, sa nomination en qualité de direc-
teur de l’Académie de France à Rome.

Il mourut, dit Le Breton, d’apoplexie à soixante-
quatre ans.

La carrière de ce peintre secondaire présente des par-
ticularités bien curieuses. Né à Bruges, il n’était donc
pas Français, et cela ne l’empêcha pas de concourir pour
le prix de Rome et de jouir de la pension du roi quand
il eut obtenu la première place au concours de 1771.
David n’avait eu que le second prix et ne remporta la
première couronne qu’en 1774. Cet insuccès n’explique-
t-il pas bien des rancunes? Suvée, qui attendit pendant
dix ans le moment favorable pour aller prendre la direc-
tion de la villa Médicis, ne fut pas de l’Institut reconsti-
tué. Il n’obtint que le titre de correspondant, ce qui n’em-
pêcha pas Le Breton de lui consacrer en séance publique
un éloge posthume.

Le peintre Goubaud.

(Communication de M. Jules Guiffrey.)

Une note sur les portraits de Napoléon, de Marie-
Louise par le peintre Gouhaud, maître de dessin au lycée
Charlemagne, a paru dans notre Bulletin de 1908 (4e tri-
mestre, p. 2o5]). Au cours de cette communication, il avait
été constaté que l’artiste s’éclipse complètement après la
chute de l’Empereur et ne figure même pas en 1831 dans 1

1. Le Bulletin imprime à la suite d’une lettre de Goubaud
relative au payement de ces portraits : « Écrit à Denon le
3 mars i833. » Le lecteur corrige de lui-même cette faute d’im-
pression et substitue i8i3 à i833.
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