Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1910

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Le principal intérêt de cette anecdote, par laquelle je
termine ma communication, en m’excusant de sa longueur,
est de faire ressortir l’équivalence des valeurs marchandes
à l’époque de deux médaillons de fleurs de Diaz et d’un
grand portrait de Couture.

La participation de Pajou a la Fontaine des Innocents.

(Communication de M. Henri Stein.)

Notre confrère M. Henry Lemonnier, dans une com-
munication faite à la Société en 19071, a indiqué un inté-
ressant rapprochement entre certaines figures sculptées
par Pajou pour compléter l’un des côtés de la Fontaine des
Innocents récemment déplacée et l’un des œils-de-bœuf de
la cour du Louvre, en signalant toutefois quelques diffé-
rences nécessitées par l’obligation d’adapter la sculpture du
xvie siècle à sa destination de Naïade et à la place qu’elle
devait occuper. Et M. Lemonnier écrit : « La question la
plus intéressante est celle des trois bas-reliefs de Naïades
ajoutés en 1788. Deux d’entre eux, ceux de la face méri-
dionale d’aujourd’hui, appartiennent incontestablement à
Pajou. Le troisième, celui qui se trouve sur la face occi-
dentale, à droite par rapport au spectateur, est-il égale-
ment de lui? La plupart des auteurs répondent affirmati-
vement. Guilhermy et Montaiglon eux-mêmes sont formels,
suivis, cela va de soi, par les livres de seconde main. Ce
n’était cependant pas l’opinion de quelques-uns des écri-
vains antérieurs. Le Pausanias français, énumérant en
1806 les œuvres de Pajou encore vivant, mentionnait
deux grandes nayades, un bas-relief d’enfans et deux
renommées. »

Pour résoudre ce petit problème, il n’est guère de
meilleure autorité à invoquer que celle du sculpteur lui-
même qui, dans une lettre adressée à Bailly, maire de
Paris, le i5 novembre 178g, pour se faire payer les tra-
vaux qui lui avaient été commandés pour la Fontaine des
Innocents, entre dans des détails très précis d’exécution.

1. Bulletin, n° 1, p. 37-42.
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