Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1910

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208 —

NOTES ET DOCUMENTS.

UNE

MISSION ARTISTIQUE ET SCIENTIFIQUE
EN BAVIÈRE SOUS LE CONSULAT.

Manuscrits de la Bibliothèque nationale
Archives du Louvre, Archives nationales
Bibliothèque et Archives royales de Munich
Archives royales de Nuremberg, Archives de Salzbourg.

Un seul dictionnaire, celui de Nagler, consacre une
notice au peintre Neveu; ce n’est d’ailleurs que le résumé
très succinct d’un article qui parut, après la mort de cet
artiste, dans le Moniteur universel du 17 août 1808.

Des renseignements puisés à des sources manuscrites
permettent de ne plus ignorer la vie d’un homme qui, à
divers titres, méritait de n’être pas si complètement oublié.
Nous ne donnons ici que les plus essentiels pour faire
connaître la carrière de Neveu jusqu’au moment où il
reçut de Lucien Bonaparte un témoignage de confiance
aussi inattendu que flatteur.

François-Marie Neveu naît le 28 décembre 1756. Son
père, Jacques Neveu, bourgeois de Paris, est maître-per-
ruquier rue Sainte-Anne; il y tient dans la même maison
un hôtel garni. Sa mère, Marie-Anne Desper, est également
Parisienne (de la paroisse Saint-Hilaire-du-Mont). Leur
fils fait d’excellentes études au collège Mazarin, mais ses
préférences sont pour le dessin.

Il entre à l’Académie de peinture à l’âge de dix-sept ans et
demi. Son oncle Neveu, architecte, a sans doute encouragé
sa vocation. Son protecteur est un voisin, l’académicien
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