Société de l'Histoire de l'Art Français [Hrsg.]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1912

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Fresne jouissait auprès du ministre tout-puissant d’un
réel crédit? N’est-il pas permis d’en conclure que le jeune
architecte envoyé à l’Académie de Rome dut à l’interven-
tion de cette parente si bien en cour la faveur dont il
profita. C’est une pure hypothèse sans doute; mais elle
se présente, il faut le reconnaître, dans des conditions
assez plausibles.

Il existe à la même époque un autre Duvivier qui pour-
rait bien appartenir à la même famille que notre jeune
architecte. C’est un géographe mathématicien chargé, de
1668 à 1681, de dresser la carte de diverses provinces, et
surtout celle de la généralité de Paris. Son nom revient
fréquemment dans les Comptes des Bâtiments du roi. Des
appointements annuels de 2,000 livres lui sont attribués.
Tantôt, il paraît seul; tantôt, il travaille avec Pivert,
Niquet et Dupuy, autres géographes au service du roi.
Les Comptes le nomment parfois Vivier, parfois David
Duvivier. Il cesse de figurer sur les états en 1681. Ce
David Duvivier ne serait-il pas un parent du pensionnaire
de l’Académie de Rome? Il n’y a pas beaucoup de dif-
férence, surtout à cette époque, entre la profession d’in-
génieur géographe et celle d’architecte. On peut donc
admettre sans trop de témérité que David Duvivier était
assez proche parent de la veuve Du Fresne, d’une part,
et, de l’autre, du jeune architecte Duvivier qui partit pour
Rome en 1668 et dont on perd complètement la trace
après cette date.

Lettre de Mme de Vandeul, née Diderot,
sur le Salon de l’an X.

(Communication de M. Maurice Tourneux.)

C’est pour la correspondance adressée par Grimm à
quelques princes du Nord, et sur sa prière, que Diderot
écrivit ses Salons; c’est pour le secrétaire de Grimm
(devenu en juin 1773 son successeur), Jacques-Henri
Meister, que Mrae de Vandeul, fille de Diderot, écrivit les
pages suivantes demeurées jusqu’à ce jour inédites. La
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