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Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1923

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https://doi.org/10.11588/diglit.19276#0315

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— 307 —

que Gillot seul peut donc avoir peint la toile de Nantes,
qui se rattache ainsi tout naturellement aux autres
œuvres de Gillot inspirées de la comédie italienne, dont
la Foire Saint-Germain, du Louvre.

Cette série de remarques et de rapprochements con-
firme donc et précise le peu que nous savions par Caylus
de cette époque où le maître de Watteau « s’était ren-
fermé à représenter des sujets de la comédie italienne ».
Cette période doit pouvoir être située entre 1704-1705 et
1710. Or, c’est précisément durant cette période que Gil-
lot reçoit Watteau dans son atelier et se brouille avec lui ;
les ressemblances révélées par ce dernier tableau n’auto-
risent-elles pas à se demander si ce n’est pas des emprunts
faits par Watteau à ses propres toiles ou dessins que Gil-
lot se serait froissé jusqu’au désaccord complet?

Étant donné, d’une part, la certitude que la Foire Saint-
Germain et Arlequin empereur dans la lune ont été peints
par Gillot entre 1707 et 1712 et, d’autre part, l’assurance
que le Départ des comédiens italiens a certainement été
peint par Watteau durant cet intervalle de cinq ans, ces
deux constatations apportent des raisons valables de pen-
ser que Watteau, entré vers 1704-1705 chez Gillot, y serait
resté presque jusqu’à son concours pour Rome, en 170g,
avant d’entrer chez Audran. C’est alors que, s’imprégnant
d’un penchant grandissant pour ce théâtre italien aimé de
son maître, il dut peindre son Départ des comédiens ita-
liens. Ce témoignage de son influence sur Watteau cons-
titue peut-être, pour Gillot, l’un de ses plus beaux titres,
et le fait de lui rendre la paternité du tableau de Nantes
n’enlèvera heureusement rien au génie de l’auteur du
Gilles et des Fêtes galantes.

Sur quatre bustes de Boudard

APPARTENANT A DES COLLECTIONS PUBLIQUES DE PARME.
(Communication de M. Gabriel Rouchès.)

Lors d’une récente visite à Parme, l’amitié de M. Lom-
bardi, — l’érudit dont on sait les efforts pour rendre sa
 
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