Chantre, Ernest
Mission en Cappadoce: 1893 - 1894 — Paris, 1898

Page: 199
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RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Depuis que d'illustres voyageurs français et anglais, parcourant l'Asie Mineure,
faisaient connaître au commencement de ce siècle certaines sculptures rupestres qu'ils
avaient observées dans la Syrie du Nord et sur d'autres points de l'Asie occidentale,
nombre d'archéologues ont visité ces monuments et en ont découvert de nouveaux.

Les savants se sont mis, depuis vingt ans à peine, à en rechercher la signification et
l'origine. On avait constaté que, parmi les sujets gravés sur les rochers, se trouvaient
des hiéroglyphes différents de ceux de l'Egypte. Des caractères du même genre se ren-
contrent, d'autre part, gravés sur des pierres dures ou sur des sceaux en terre cuite.
Mais à peine avait-on entrepris l'étude de ces monuments et la transcription de ces
textes étranges, que l'on dut se demander à quel peuple il convenait de les attribuer.

Le champ était vaste et les hypothèses les plus diverses ne manquèrent pas de
surgir. Laplus accréditée, et celle qui est généralement admise actuellement, rattache
ces monuments au peuple des Khiti dont le nom revient si souvent dans les récits
des batailles gravés sur les murs des temples de Thèbes et deNinive. Antérieure-
ment à la connaissance des hiéroglyphes et des caractères cunéiformes, on pouvait
lire dans la Bible le nom de ce peuple s jus la forme de Hittin dont les Anglais ont
fait Hittites et les Français Hètiens ou Hètèens. D'après la Bible, ils sont fils de
Ileth, lui-même filscleChanaan. Onlestrouve établis en Palestine au temps d'Abra-
ham ; David prend parmi eux des amis et des serviteurs ; Salomon des femmes pour
son harem.

La lecture des inscriptions de l'Egypte et de l'Assyrie a jeté un jour nouveau sur
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