Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 21.1899

Page: 123
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EXTRAIT D'UNE LETTRE DU P. SCHEIL

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tçy | wwm) qui a un cartouche ou n'en a pas, suivant qu'on le trouve à Memphis ou
à Abydos.

Puis donc que nous sommes dans la période historique de l'Egypte, j'estime qu'il
faut abandonner définitivement l'idée que les monuments d'Abydos, de Négadah et
d'Hiéraconpolis soient préhistoriques, ou même antérieurs à Mènes de qui nous n'avons
pas encore trouvé le nom. Ce sont les restes de la civilisation égyptienne archaïque.

EXTRAIT D'UNE LETTRE DU P. SCHEIL

... A Alep, j'ai trouvé, chez des collectionneurs, quelques pièces égyptiennes,
un lot de statuettes funéraires qu'on m'a affirmé provenir du pays même, diverses
pièces assyriennes, amulettes, cylindres-cachets avec mention fréquente de Martu,
dans les noms propres. Le fragment connu d'inscription hétéenne encastré dans le
mur extérieur de la Mosquée des Corbeaux n'est pas trop endommagé, les signes
apparaissent encore suffisamment pour pouvoir être estampés. En allant d'Alep à
Birecljik, sur le chemin de l'étape qui mène à Zamboura, dans le village de Haial-
Oglou, on voit, à gauche, un ancien cimetière à grandes pierres tumulaires cintrées.
L'une d'elles est de l'an MY de Séleucus, avec, outre le nom du mort, celui du
sculpteur; une deuxième ne porte que le nom sémitique AKPABA {scorpion), avec
la date NH de C, c'est-à-clire de Séleucus; car il n'est pas probable qu'on doive lire
Akrabanès, d'autant moins que les trois dernières lettres forment une ligne à part.
Ces pierres sont en nombre considérable; quelques-unes recouvrent des tombes mu-
sulmanes, et il est devenu impossible d'y toucher. A Zamboura même, une mosaïque
avec quelques fragments d'inscription grecque sert de pavé chez un particulier; aux
alentours du village émergent, à fleur de sol, des vestiges d'antiques solides cons-
tructions.

A Orfa, on vint m'ofîrir, pour les acheter, les fragments qu'on y possède de la
Chronique syriaque de Mâr-Michel; peut-être sait-on qu'elle s'imprime en ce moment,
et que les manuscrits de l'ouvrage vont perdre leur valeur! Sur tout le parcours,
les monnaies gréco-romaines, turco-arabes abondent. A Veranscheher, comme on le
sait déjà, il y a des traces d'anciennes constructions importantes, fûts de colonnes,
belles pierres de taille avec la croix byzantine^ et des tombeaux dont l'un porte l'épi-
taphe (en grec) d'un médecin. Tel-Ermen, sous Mardin et sur le chemin de Nisibe,
est avec Veranscheher le lieu où devraient affluer comme naturellement les antiquités
provenant des bords du Khabour. On m'y a parlé de belles pièces apportées par les
Arabes-Anazeh qui n'en soupçonnent pas le prix. Un cylindre-barillet (déjà trouvé?)
avec inscription m'est destiné, mais je ne crois guère à la découverte, et ne compte pas
du tout sur l'effet de la promesse. Cependant, j'y ai acquis un bol que le soc des
charrues a un peu déformé, et dont une inscription contourne le 'bord supérieur. Ces
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