Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 21.1899

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LES ROIS PSUSENNÈS

1)

LES ROIS PSUSENNÈS

par

G. Daressy

D'après les listes manéthoniennes, deux rois du nom de Psusennès ont fait partie
de la XXI0 dynastie : l'un était le successeur de Smendès, premier roi de la famille
tanite, l'autre était le dernier souverain de cette lignée. Ce nom est une transcription
grecque assez exacte cle l'égyptien * S&, et l'on possède un certain nombre de

monuments dédiés par des rois de ce nom, mais on était embarrassé pour attribuer ces
monuments à l'un ou à l'autre de ces Psusennès. Le prénom d'un seul de ces Pharaons
était connu, il se lit ^°|^\f f^J e^ ligure sur quantité d'objets provenant de Tanis,
spécialement des briques de fondation. Jusque dans ces dernières années, on consi-
dérait unanimement ce Psusennès comme le premier du nom, mais la découverte de la
cachette des prêtres d'Ammon ayant fourni les documents nécessaires pour prouver
que le roi Amensi était distinct du grand-prêtre Eîerhor et n'avait régné qu'après
Amenmapt1, d'autre part le fait que les constructions de ce Psusennès à Tanis sont
postérieures à celles d'Amensi étant établi2, il fallait en tirer la conséquence que le
Psusennès de Tanis était le second3.

Un souverain portant un nom analogue est mentionné dans les inscriptions d'une
statue du Nil, conservée au British Muséum. Un roi Q ^l^*©.*/^ aurait marié sa
fille op-U à un roi Osorkon, et du mariage serait né un fils ÎSheshanq, qui aurait
exercé plus tard les fonctions de grand-prêtre d'Ammon et de général en chef.

La mention cle Sheshanq nous reporte à la XXII0 dynastie, par suite le Hor-p-seb-
khât est Psusennès II. La différence d'orthographe qui existe entre ce nom et celui du
constructeur de Tanis avait contribué pour beaucoup à faire classer ce dernier à la
place de Psusennès Ier. Toutefois je crois que la différence est plus apparente que réelle.

est une faute du graveur pour dans le nom de la ville est

écrit ^ par interversion au lieu cle ®, rien d'étonnant donc à ce que le scribe ait aussi
sauté le mw, qui achève de rendre à ce nom sa forme régulière Psusennès, tandis que
Hor-pa-seb-kha-nut aurait produit une transcription Ap^u^aviç, qui n'existe pas.

Le souverain de Tanis et celui de la statue du Nil sont donc identiques avec le
dernier roi cle la XXIe dynastie; quel était donc le prénom de Psusennès Ier? Il se
trouve dans une inscription visible depuis longtemps, mais qui avait échappé par
hasard aux investigations.

Le sanctuaire de Ptah dans le temple cl'Abydos a perdu son plafond voûté et les
parois en sont en pleine lumière. Sur son mur sud, de suite après le pilier qui marque
une division de la salle en deux parties, une inscription hiératique, tracée à l'encre

1. Daressy, Contribution à l'étude de la XXIe dynastie, p. 8. (Extrait de la Reçue archéologique, 1896.)

2. Petriiî, Tanis, t. I, p. 16-18; Maspero, Momies royales de Déir el-Baliari, p. 674.

3. Daressy, Contribution à l'étude de la XXI" dynastie, p. 17.

recueil, xxi. — NOUV. sér., v. 2
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