Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 22.1899

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CHARDIN ET SES ŒUVRES

A POTSDAM ET A STOCKHOLM

(deuxième article1)

e n’est pas, dit Mariette, avec les deux
célèbres Cuisines peintes pour Antoine
de Laroque, l’ami de Watteau, que Char-
din établit sa réputation. Eu égard au
grand succès qui accueillit, au Salon de
1737,, La Fontaine et La Blanchisseuse 2,
« ce qui le mit tout à fait en réputation,
ce fut le tableau de La Gouvernante »
exposé deux ans plus tard. Pendant que
ce tableau était encore sur le chevalet, M. de Julienne parut le
goûter; mais il fut acheté par un banquier nommé Despuechs3 et

1. Voir Gazette des Beaux-Arts, 3e pér., t. XXII., p. 177.

2. La Fontaine et la Blanchisseuse originales du Musée national de Stock-
holm furent probablement achetées à la vente de de Laroque. Une réplique, pro-
venant de la collection Crozat, se trouve à l’Ermitage ; celle de la National Gal-
lery n’est pas de premier ordre, mais supérieure cependant à l’exemplaire de
la collection de sir Francis Cook, à Richmond (exposée au Guildhall en 1898,
n° 68). Ce dernier, ainsi que le pendant (n° 52), n’est qu’une lourde préparation.

3. Despuechs posséda les Tours de cartes, où deux enfants surveillent le jeu.
Gravé par Surugue (1744) ; mentionné par Boeder (n° 51) comme faisant partie de
la collection de M. Moitessier.
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