Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 22.1899

Page: 226
DOI issue: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1899_2/0240
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
ANTOINE VAN D Y G K

ET L'EXPOSITION DE SES OEUVRES A ANVERS

a l’occasion du troisième centenaire de sa naissance

( T R R MIE R ARTICLE)

e maître dont la prestigieuse exposi-
tion ouverte en ce moment à Anvers
résume éloquemment le génie n’est
point de ceux qu’on découvre : peu
de peintres, en effet, connurent au-
tant que lui la persistance du suc-
cès. S’il éprouva des mécomptes,
s’il n’arriva point à réaliser toutes
ses aspirations, une chose reste abso-
lument certaine, c’est que ses triom-
phes, surtout comme portraitiste,
non seulement durèrent autant que sa vie, mais ont traversé les siècles
et gardé leur éclat jusqu’à nous. L’école anglaise, aujourd’hui même,
le réclame encore pour chef, et la parole de Gainsborough expirant à
Reynolds : « Nous nous retrouverons au ciel, et van Dyck y sera! »
suffit à dire la haute influence de son exemple sur les plus illustres
représentants d’un genre où il compte peu de rivaux.

Que van Dyck ne se puisse juger dans sa plénitude qu’en
Angleterre est un aphorisme assez couramment admis et pourtant
insoutenable en présence des œuvres superbes qu'il nous est donné
loading ...