Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Hrsg.]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Hrsg.]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 23.1901

Seite: 125
DOI Heft: DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rectrav1901/0131
Lizenz: Freier Zugang - alle Rechte vorbehalten Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
RECUEIL

DE TRAVAUX RELATIFS A LA PHILOLOGIE ET A L'ARCHÉOLOGIE

ÉGYPTIENNES ET ASSYRIENNES

1901 Fascicules III et IV

Contenu : 17) Notes et Remarques, par G. Daressv. — 18) Notes d'Epigraphie et d'Archéologie Assyriennes,
par V. Scheil, O. P. — 19) Les Fonctionnaires du règne de Khounaton (1383-1365 av. J.-C), par
Aug. Baillet. — 20) La Stèle de Zouarthnotz, par K. J. Basmadjian. — 21) The Egyptian Origin of
the Alphabet, by M. G. Kyle. — 22) Mélanges Assyriologiques, par François Martin. — 23) Le
Temple et les Chapelles d'Osiris à Karnak, par Georges Legrain. — 24) A Travers la Vocalisation
égyptienne, par G. Maspero. — 25) Sur un Fragment d'Obélisque trouvé à Karnak, par Georges
Legrain. — 26) Notes, par G. Maspero. — 27) Ûber einem Titel des Apisstieres, von Wilhelm

• . Spiegelberg. — 28) Die Griechischen Formen fur den Namen des Gottes Thot, von Wilhelm Spie-

gelberg. — 29) Zur Lesung von ' ' und □ , von Wilhelm Spiegelberg. — 30) Koptische

_a _a

Miscellen, von Wilhelm Spiegelberg. — 31) Koptische Kreuzlegenden, von Wilhelm Spiegelberg.

NOTES ET REMARQUES

par

G. Daressy

CLXXVIII. — La phrase suivante (1. 350) de la pyramide de Téti : f

j^V^( -o^^o^i, a pour variante dans la chapelle d'Ameniritis

Si la glose est exacte, ( <s>- ^> Caserait le nom antique de la ville de j[ J ^>
bien connue comme capitale du XVIe nome de la Haute-Égypte, celui de la Gazelle,
sans toutefois que Ton puisse encore affirmer que son site exact se soit trouvé à Kom
el-Ahmar, à mi-chemin entre Minièh et Béni-Hassan.

Il y aurait peut-être Une remarque curieuse à faire sur ce nom, si [ -<2>-^>. est à
rapprocher du copte ^pu>, faba\ On connaît, par Hérodote (II, xxxvn), l'horreur des
prêtres égyptiens pour les fèves, répulsion qui pourrait servir à expliquer la rareté de
la mention de ce légume dans les textes, et en même temps pourquoi le ppp- ' :hque
de la ville a disparu par suite de cette croyance.

Il ne faudrait pas induire de ce fait que le peuple n'usait pas largement de ce
légume qui est encore maintenant un des éléments principaux de la nourriture du fellah,
mais il est probable que les gens de la haute société devaient s'en abstenir, de même
que du poisson pour lequel la stèle de Piankhi corrobore le récit d'Hérodote. Or, la
culture de la fève est encore une des plus importantes de la région de Minièh, au point
que cette province en fournit le quart de la production totale de l'Egypte; enfin, un
nom local très répandu est celui de Fouly, « celui des fèves », porté en l'honneur du

1. Brugsch avait traduit « fèves » (| <g>-i^^ ^ ^ ^ qui figure dans une énumération de végétaux, dans un
papyrus de Leyde (1, 344, pl. III, 1. 11).

RECUEIL, XXIII. — NOUV. SÉR., VII. 16*
loading ...