Revue égyptologique — 3.1883

Seite: 27
DOI Heft:
https://doi.org/10.11588/diglit.10047.2
DOI Artikel:
https://doi.org/10.11588/diglit.10047.6
DOI Artikel:
https://doi.org/10.11588/diglit.10047.7
DOI Seite:
https://doi.org/10.11588/diglit.10047#0043
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/revue_egyptologique1883/0043
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
La vie du bienheureux Aphou.

27

»à moi et que je posséderai sont en garantie du droit de l'acte ci-dessus. Ton agent prend
» puissance pour toutes les paroles qu'il dira avec moi, au nom de toutes les paroles ci-dessus.
» Que je les accomplisse selon son ordre, et cela de force, sans délai. »

Cet acte, écrit par le notaire Horsiési, a été enregistré également à l'Anubéiuni le joui-
même de sa rédaction, c'est-à-dire le 29 Tybi de l'an 9e.

Nous possédons deux autres actes analogues, tons les deux écrits à la tin de _Ty_bi_de
Fan 9e, payables en Pachons-Payni de la même année et adressés à notre Harmacbis, fils
d'Héri-Anup. L'un porte à New-York le n° 373 et a pour débiteur un certain Téephib, fils
d'Hormai, qui paraît différent du personnage du même nom que nous avons rencontré plus
haut. Il porte sur six mesures et spécifie l'hypothèque générale sur les biens présents et à
venir de son auteur. L'autre, ayant àJSev^-YiïdLJ^n'L 374, est rédigé 1 au nom d'un certain
setemas nommé Harmachis, dont la mère est Tset-Hapi. Il porte sur 14 mesures Y et spécifie
une amende2 de deux argenteus par mesure aten à payer pour les sacrifices et les libations
des rois, si les conditions de l'acte ne sont pas scrupuleusement accomplies.

Les quatre débiteurs sont également du même bourg du même nome d'Héliopolis et ils
empruntent au même personnage dans la même semaine. Mais s'agit-il véritablement d'un
prêt? Je crois plutôt que la forme de prêt est une fiction légale, et qu'il s'agit d'une vente
à terme. Harmacbis, fils d'Héri Anup, a payé comptant d'avance et a droit de se faire livrer
sa marchandise aux époques fixes. Cet Harmacbis (Har-m-/u); fils d'Héri Anup, est, du reste,
connu par le papyrus grec Xe de Turin, nous apprenant que Horus, fils d'Héri-Anup (Qpoç
Ep'.xvooTîtoç), possédait, avec son frère Téephib, une maison située dans le bourg de Kallid
. . . (sv y,w{jLY)t y.aÀXtc) et contre l'Anubéium. C'est là le bourg de l'Anubéium, dont il est
souvent question dans nos contrats démotiques. Quant au nom Harmacbis, il est toujours
transcrit Horus en grec. Jamais on ne trouve dans les documents ptoléma'ïques la trans-
cription complète du mot Harmachis 3. Notons du reste que plusieurs noms commençant par
Horus s'abrégeaient souvent ainsi, alors même que parfois, ailleurs, ils se transcrivaient en
entier.

(La suite à un prochain numéro.)

LA VIE DU BIENHEUEEIT APHOU,

ÉVÈQUE DE PEMDJE (OXYRINQUE\

Le bienheureux Aphou, évêque d'Oxyrinque4, dont il est question ici, est un person-
nage historique. Il est appelé Affy par le livre 5e des Vitae Patrum (p. 955 de l'édition Migne) :
«Narraverunt de episcopo civitatis quae vocatur Oxyrinchus nomme Affy quia cum esset

1 ii a été rédigé et enregistré le 21 Payni comme l'un des actes cités plus haut.

2 Les prêts Memphites qui portent l'amende aux rois n'ont pas l'hypothèque sur tous les biens et
vice versa. L'amende est ici notablement plus forte que dans le premier acte donné par nous.

3 Ne pas confondre ce nom avec celui d'Armaïs « l'ami d'Horus » pour lequel les bilingues démotiques
et grecs (papyrus Casati et de Berlin etc.) nous donnent une orthographe démotique toute différente.

4 Pour la ville toute monastique d'Oxyrinque, dont Aphou était évêque, voir Vitae Patrum, liv. II,
p. 459, de l'édition Rosweide.

4*
loading ...