L' art: revue hebdomadaire illustrée — 16.1890 (Teil 2)

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C’est à M. H. Riegel et à ses efforts persévérants qu’est
due la construction du nouveau Musée de Brunswick.
Dès 1871, en effet, l’aimable et savant directeur de ce
Musée, à peine appelé à ce poste, avait rêvé pour les col-
lections confiées à ses soins une installation plus conve-
nable que l’ancien couvent des Dominicains dans lequel
elles avaient trouvé asile depuis 1764. Grâce à ses instances
réitérées, le plan de ce monument était bientôt mis au con-
cours et le projet de M. Oscar Sonner, aujourd’hui pro-
fesseur au Stædel’s-Institut de Francfort, obtenait le prix.
En tenant compte des progrès réalisés dans d’autres édi-
fices de ce genre, l’architecte avait su concilier les meil-
leures conditions pour l’éclairage, la ventilation et le chauf-
fage des salles, aussi bien que pour leur protection contre
les chances d’incendie. Suivant une disposition justifiée
par la nature même des ouvrages qu’il s’agissait d’expo-
ser, les objets curieux de grandes dimensions, les sculptures
et les moulages étaient installés au rez-de-chaussée et les
tableaux au premier étage. Le second étage était réservé
pour les objets d’art plus petits et pour les collections pré-
historiques. Le 9 décembre 1882, les plans étant termi-
nés, un crédit de 770,000 mark 1 avait été voté pour les
bâtiments et un autre de 100,000 mark pour le mobilier.
Au mois de juillet 1887, l’installation était complète et la
dépense totale, qui s’élevait à 914,324 mark (un peu plus de
1,100,000 francs), ne dépassait guère que de 5o,ooo francs
les devis primitifs. Pendant tout ce temps, M. Riegel
n’avait pas cessé de suivre avec un intérêt bien naturel les
1. Le mark vaut 1 franc 25 centimes.

détails de l’appropriation, et sa vigilance, son zèle intelli-
gent ont fait du Musée de Brunswick un des établisse-
ments les mieux entendus et les mieux adaptés à leur des-
tination que nous connaissions.

Afin de mettre dès le début l’opinion de son côté, le
directeur avait compris la nécessité d’éclairer le public sur
la valeur du dépôt dont il avait la garde. Avec une ardeur
qui pourrait être proposée comme exemple à tous ses con-
frères, il faisait de son Musée l’objet d’études incessantes.
Multipliant les catalogues, les améliorant à chaque édition
nouvelle, il n’avait négligé aucune occasion de mettre en
pleine lumière des richesses qu’il était arrivé à si bien
connaître. Outre ces catalogues, on sait que M. Riegel
avait publié dans ses Essais sur VHistoire de l’art néer-
landais ' une étude détaillée de tous les tableaux de l’Ecole
hollandaise qui font partie du Musée grand-ducal, étude
qui, outre les fac-similés des signatures, contient tous les
renseignements utiles concernant ces tableaux, sur leur
histoire, la place que chacun d’eux tient dans l’œuvre de
son auteur, enfin sur les informations nouvelles qu’il est
possible d'en tirer relativement au développement artis-
tique de celui-ci. Dans la belle publication à laquelle nous
empruntons l’héliogravure mise sous les yeux de nos lec-
teurs, M. Riegel a consigné le résultat de ses recherches
antérieures2. Son texte concis et substantiel accompagne

1. Beiirœge pir niederlændischen Kunstgeschichte. Berlin, 2 vol.,
1882.

2. Die Vorjüglichsten Gemàlde des Her^oglichen Muséums %u
Braunsclnveig herausgegeben von Herman Riegel. ioo Blatt in
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