Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 8.1873

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LES GRANDES COLLECTIONS ÉTRANGÈRES1.

II.

M. JOHN W. WILSON

ni.

ougandais et Flamands, tour à tour unis et séparés,
amis et ennemis, aujourd’hui réconciliés et d’autant
plus disposés à fraterniser qu’ils ne font plus ménage
ensemble, ont des traits communs et des tempéra-
ments sensiblement différents. Frères par le sang, par
la race, ils sont à peine cousins par l’humeur, et s’ils
parlent la même langue littéraire, leur idiome artistique se divise en
deux dialectes ayant chacun son caractère distinct et nettement marqué.
« Il n’y a pas plus de ressemblance entre eux, disait Constable, qu’entre
les Vénitiens et les Lombards. Les Hollandais cherchent le clair-obs-
cur; les Flamands, un coloris brillant et gai. » Ce coloris brillant et gai
qui, d’après le célèbre paysagiste anglais, donne aux peintres flamands
leur physionomie propre, on a quelque peine à s’en faire une idée en
parcourant la galerie Wilson. Comme eux on le cherche, mais on ne le
trouve guère. Les Flamands ne sont pas en nombre dans cette collec-
tion, et les boute-en-train de l’école y sont peu ou point représentés.

Rubens est là pourtant, mais sous des espèces insuffisantes. D’abord
un portrait de femme, Portrait d'une dame flamande, dont l’authenticité
ne s’impose pas victorieusement au sentiment public, bien que catalogué
par Smith, gravé par Spruyt, et provenant comme le pendant, un por-

1. Voir Gazette des Beaux-Arts, 2e période, t. VI, p. 512, t. VII, p. 64 et 352,
et t. VIII, p. 215 et 319.
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