Revue égyptologique — 3.1883

Page: 185
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Les droits des femmes dans l'ancienne chaldée.

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nisu (si-hi-i1?) nisu pa-qi-ra-nu, nisu zikaru rabutu u nisu siru

homme ......., homme réclamant, homme mâle grandi et homme enfant

ban-u-tu2, sa ina-eli | Nur-Bel-lu-mur u dam-su il-la-

........., qui au sujet de Nurbellumur et sa femme élèvera la voix

Til-li-li-tum na-sa-at.

f. Tillilitum se porte garante.

« La femme Tillitlitum, fille de Belusézib, de la race de Sanasisu, dans la satisfaction de son
cœur, a cédé Nurbellumur et f. Nanarimani, son épouse, en tout 2 (esclaves) livrés, pour une
mine et demi d'argent, comme prix complet, à Néboahîddin, fils de Sula'ï, de la tribu d'Egibi.

Relativement à tout homme....., tout homme réclamant, mâle adulte ou enfant.......qui

élèvera la voix au sujet de Nurbellumur et de son épouse, la femme Tillilitum est garante. »

Suivent les noms des témoins, au nombre de deux, celui du scribe et enfin la date,
que nous avons indiquée plus haut. Nous ne nous y arrêterons pas, car notre but est d'ap-
peler l'attention sur le corps de cet acte, sur les divers termes qui s'y rencontrent et sur
leur portée juridique.

La clause de garantie, dans la bouche d'une femme, y est des plus intéressantes. Elle
se rencontre souvent dans d'autres bouches, ainsi que nous en voyons un exemple dans
l'acte suivant, également inédit, daté du mois de Sabat, le 6, de l'an 6e de Nabonid, roi de
Babylone, et tout-à-fait comparable au précédent, car il n'en diffère que par ce qui change
dans tous les actes, les noms, le sexe, etc.

y Suma-a, mar-su-sa | e-rib-su, ina hu-ut lib-bi-su: :;-£-T Ha-si-ba-tuv

Sumaï, fils sien de Eribsu, dans la satisfaction de son cœur : Hasibatuv

(sal-lat) gal(la)-su, a-na 1 ma-na kaspa, a-na | Si-lim-bel, mar-su-sa J Mar-ga

son esclave, pour 1 mine d'argent, à Silimbel, fils de Marga

mar-damka, a-na sim-gam-e-ru id-din-nu. bu-ut (si-hu-u?)
de la race de (hen) Damka, comme prix complet a cédé. Relativement à ......

pa-kir-ra-nu, zikaru4 rab-u-tu u siru ban-nu-u-tu, sa e-li | ha-ba-si-tuv

réclamant, mâle adulte ou enfant ........., qui au sujet de Habasituv

il-la-tuv, | Suma-a, mar-su-sa e-rib-su, na-si

élevant la voix, Sumaï, fils sien de Eribsu, se porte garant.

1 Le mot iihou, éihi nous paraît se rapporter à la racine !"!12t decemere, nous verrons comment.

2 En transcrivant ce mot banutu, nous avons songé à l'expression ahu banuia «pater genitor meus»
si souvent employée dans les cylindres d'Assurbanipal. Le contexte demanderait plutôt l'idée d'enfants
dirigés, protégés, en tutelle à cause de leur âge, que celle d'enfants engendrés, à laquelle on serait conduit
par la comparaison avec ce mot banu. Mais la lecture est rendue certaine par la variante ban-nu-u-tu.

3 Le scribe s'était trompé sur le sexe. Il avait d'abord mis comme déterminatif celui de la femme
V*-, puis il l'a recouvert par celui de l'homme |. De même il avait écrit d'abord sa servante

puis, quand il a compris son erreur, n'ayant pas la place suffisante pour écrire en entier le mot galla
esclave mâle, à la place de sallat, il s'est contente de recouvrir le mot sallat par la première syllabe de
galla £zj*- sans môme corriger le pronom relatif qui se trouvait autre : Su au lieu de su, à cause du t final
du mot sallat. La correction pouvait paraître suffisante, car le même nom propre, cette fois au masculin
sans correction, se retrouvait à la 7e ligne de ce contrat.

4 Le mot zikaru est écrit ici par l'idéogramme t:T au lieu de l'être, comme dans le contrat précé-
dent, par l'idéogramme *~^__], ce qui revient d'ailleurs exactement au même.
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